GB/Indicateurs-31.000 chômeurs de moins en février, taux de 5,6%

mercredi 18 mars 2015 10h56
 

LONDRES, 18 mars (Reuters) - Les principaux indicateurs
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci :
    
    * 31.000 CHÔMEURS DE MOINS EN FÉVRIER, TAUX STABLE À 5,6%
    18 mars - Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits a baissé
de 31.000 en février au Royaume-Uni, après 39.400 (révisé de
38.600) en janvier, selon des chiffres publiés mercredi.
    Le taux de chômage, calculé au sens du Bureau international
du travail, est resté stable à 5,7% sur les trois mois à fin 
janvier, à son plus bas niveau depuis près de sept ans, mais le
taux d'emploi a atteint un record à 73,3% avec 30,939 millions
de personnes en activité (+143.000) pour 1,856 million en
recherche d'emploi (-102.000).
    Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en
moyenne 30.000 chômeurs de moins en février et une nouvelle
baisse du taux de chômage à 5,6%.
    Le salaire hebdomadaire moyen, primes comprises, a augmenté
de 1,1% en janvier après une hausse de 2,4% en décembre. Hors
primes et bonus, la croissance est ressortie à 1,6% sur un an,
comme en décembre.
    Sur les trois mois à fin janvier, la croissance des salaires
s'établit à 1,8% en comprenant les primes, contre 2,1% en
décembre, et à 1,6% dans le cas contraire. Les économistes
anticipaient en moyenne des hausses de 2,2% et 1,8%
respectivement.
   
    * LE DÉFICIT COMMERCIAL SE CONTRACTE DAVANTAGE QUE PRÉVU
    12 mars - Le déficit des échanges de biens britannique s'est
contracté bien plus que prévu en janvier, à la faveur notamment
de la chute des cours des cours du pétrole, montrent des données
officielles publiées jeudi.
    Selon l'Office des statistiques nationales, ce déficit est
revenu à 8,41 milliards de livres (11,9 milliards d'euros), un
plus bas depuis mars 2014, contre 9,93 milliards (chiffre
révisé) en décembre et un consensus des économistes de 9,7
milliards de livres.
    La reprise de l'économie britannique observée depuis 18 mois
a surtout été le fait de la demande intérieure. Les données en
terme d'échanges commerciaux laissent entrevoir une moindre
dépendance à cette demande.
    En janvier, les exportations de biens ont baissé de 3,1% et
les importations de 4,8%. Sur une période de trois mois à fin
janvier, les exportations augmentent de 5,8% et les importations
de 2,0%.
    Le déficit commercial total, qui inclut les services, est
revenu à 616 millions de livres, son plus bas niveau depuis juin
2013, contre -2,14 milliards de livres en décembre.
    Dans le seul domaine des services, les échanges se soldent
par un excédent mensuel record de 7,8 milliards de livres en
janvier.
    Tableau de la statistique 
    
    * RECUL INATTENDU DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE
    11 mars - La production industrielle a, contre toute
attente, encore ralenti en janvier, sous le coup d'une charge de
travail moindre dans les secteurs des technologies de
l'information et des machines, selon des données officielles
publiées mercredi.
    L'office de la statistique nationale (ONS) a précisé que
cette production industrielle avait fléchi de 0,1% sur un mois
alors que les économistes attendaient une croissance de 0,2%
après -0,2% en décembre.
    La production dans le secteur regroupant l'informatique,
l'électronique et l'optique a chuté de 9,5% le mois dernier, le
repli le plus marqué depuis 13 ans.
    L'ONS a également fait état d'une nette baisse de la
production d'équipements utilisés dans la génération
d'électricité.
    La production industrielle représente près de 15% de
l'ensemble de l'économie britannique.
    Sur les trois mois à fin janvier, mesure qui reflète plus
fidèlement les tendance à l'oeuvre, la production industrielle
est inchangée.
    La production manufacturière a de son côté baissé de 0,5%
sur un mois (consensus +0,2%) mais augmenté de 0,4% sur les
trois mois à fin janvier, ce qui marque une légère accélération
par rapport à fin décembre.
    L'économie britannique a crû de 2,6% en 2014, le rythme le
plus rapide parmi les grandes économies avancées, mais a perdu
de son dynamisme en fin d'année, y compris dans le secteur
manufacturier, exposé à la baisse de la demande en zone euro.
    Mais depuis, des signes sont apparus indiquant que la baisse
du prix du pétrole pourrait apporter un regain de croissance. 
    Tableau