Wieser (Eurogroupe) optimiste sur le dossier grec

mardi 10 mars 2015 23h22
 

VIENNE, 10 mars (Reuters) - Un haut responsable de l'Eurogroupe a exprimé mardi son optimisme sur l'avenir de la Grèce au sein de la zone euro et sur la possibilité d'un accord sur les prêts à Athènes jusqu'en août, donc durant la période la plus tendue en terme d'échéances financières.

Thomas Wieser, qui préside le "groupe de travail Eurogroupe", chargé d'élaborer les décisions dont débattent chaque mois les ministres des Finances de la zone euro, était interrogé par la radio autrichienne ORF sur la possibilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

"Je crois qu'après le démarrage effectif des négociations aujourd'hui, (...) nous pourrons certainement, au cours des semaines à venir et des mois à venir, être en mesure de parvenir à une conclusion positive", a-t-il dit.

Les ministres de la zone euro réunis à Bruxelles lundi ont décidé d'entamer les négociations techniques entre les experts financiers grecs et ceux de ses créanciers internationaux démarreraient mercredi, dans le but de parvenir à un accord permettant le versement des prochaines tranches d'aide.

La Grèce doit faire face au cours des prochains mois à d'importantes échéances financières, qui font craindre une nouvelle crise en l'absence d'aide extérieure.

"A partir de la mi-août, la Grèce n'aura dans les faits plus d'engagements en matière de paiement d'intérêts (...) d'ici la fin de la décennie, donc il faut simplement passer les mois d'avril, mai, juin, août, et ensuite la situation pourra être durablement stabilisée", a dit Thomas Wieser.

"Nous pensons qu'il y aura certainement des réserves d'argent pour les semaines et les mois à venir, qu'il y a des réserves budgétaires, qu'il y a des réserves dans les fonds de protection sociale des entreprises étatiques", a-t-il précisé.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a déclaré mardi que la Grèce devait immédiatement commencer à prendre des mesures lui permettant de tenir ses engagements financiers, afin de ne pas perdre une nouvelle fois la confiance des marchés. (Shadia Nasralla, Marc Angrand pour le service français)