SYNTHESE-Varoufakis évoque référendum et élections anticipées

dimanche 8 mars 2015 17h31
 

par Steve Scherer

ROME/ATHENES, 8 mars (Reuters) - La Grèce pourrait organiser un référendum ou des élections législatives anticipées si ses partenaires de la zone euro rejetaient ses propositions sur sa dette et sa croissance, a déclaré le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis.

Le gouvernement de gauche radicale du Premier ministre Alexis Tsipras, issu des élections législatives du 25 janvier, s'est promis de renégocier un programme d'aide internationale synonyme d'austérité budgétaire rigoureuse et de réformes économiques radicales.

Au terme d'un compromis passé avec les autres pays de la zone euro en février, Athènes a jusqu'à la fin avril pour détailler les réformes qui seront mises en oeuvre en échange d'un supplément d'aide. Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront lundi à Bruxelles pour débattre d'une liste de réformes soumise par la Grèce la semaine dernière.

Si la Grèce parvient à s'entendre avec ses bailleurs de fonds internationaux sur les réformes à entreprendre, elle pourrait percevoir une dernière tranche de 1,8 milliard d'euros sur un renflouement qui totalise 240 milliards d'euros depuis 2010. Elle pourrait également prétendre à recevoir 1,9 milliard d'euros de bénéfices réalisés par la Banque centrale européenne sur l'achat d'obligations grecques.

Si, au contraire, Bruxelles en venait à rejeter les propositions grecques, "des problèmes pourraient apparaître. Mais, comme mon Premier ministre l'a dit, nous ne sommes pas inamovibles. Nous pourrions en revenir à des élections, ou organiser un référendum", dit Varoufakis dans un entretien au Corriere della Sera de dimanche.

Dans un communiqué publié dimanche, le ministère des Finances grec explique que Varoufakis répondait à des questions hypothétiques et que tout référendum aurait "évidemment trait au contenu des réformes et de la politique budgétaire" et non pas à la question de savoir si la Grèce devait rester dans la zone euro ou pas, comme le quotidien italien semblait le suggérer.

"JAMAIS DE 'GREXIT'"   Suite...