LEAD 1-Hollande assure que la centrale de Fessenheim fermera

lundi 2 mars 2015 18h56
 

(Actualisé avec Hollande)

PARIS, 2 mars (Reuters) - François Hollande a affirmé lundi que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) restait prévue "à l'horizon de la fin du quinquennat", après un nouvel arrêt de ses deux unités de production lié à un défaut d'étanchéité.

Située en zone sismique et inondable, la centrale de Fessenheim est la doyenne des centrales françaises et sa fermeture est un engagement de campagne du chef de l'Etat, pressé par les écologistes de passer aux actes.

Aucune date pour l'arrêt de la centrale située dans le Haut-Rhin n'a été avancée et la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a affirmé qu'elle serait "à l'écoute" des propositions d'EDF en la matière.

En outre, la question de la fermeture de Fessenheim n'est pas mentionnée dans la loi de transition énergétique votée à l'Assemblée nationale en octobre.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) s'inquiète du nouvel arrêt de Fessenheim. "Pas un mois ne passe sans qu'un incident, plus ou moins grave, n'éclate sur le site alsacien", déclare le mouvement dans un communiqué.

Il exige donc "un arrêt définitif de la centrale de Fessenheim, issu d'une promesse présidentielle maintes fois réaffirmée par François Hollande".

Pour EELV, il apparaît nécessaire de préparer rapidement dans le cadre du plan Etat-Région Alsace la reconversion du site et l'accompagnement économique et social de ce territoire, ainsi que la prise en charge de l'avenir professionnel des salariés du site.

"Il y a actuellement un projet de loi sur la transition énergétique, bientôt soumis au Sénat. Ce texte prévoit le plafonnement de la production du nucléaire dans le cadre de la diversification de nos productions d'électricité, de nos sources d'énergies, et sur Fessenheim, j'avais dit que cette centrale qui était la plus vieille devait être fermée à l'horizon de la fin du quinquennat", a répondu François Hollande.

"Cela reste vrai et nous sommes depuis plusieurs mois engagés dans ce processus qui prend du temps et qui doit respecter toutes les procédures. L'incident qui s'est produit de ce point de vue-là ne change rien à ce qu'avait été l'objectif du plafonnement de la production d'électricité d'origine nucléaire", a-t-il dit à la presse après la réception du Premier ministre du Québec Philippe Couillard à l'Elysée. (Gérard Bon et Julien Ponthus, édité par Sophie Louet)