Dijsselbloem-La Grèce peut être aidée dès mars si elle réforme

lundi 2 mars 2015 08h28
 

2 mars (Reuters) - Les créanciers étrangers de la Grèce pourraient lui verser d'ici un mois une partie des 7,2 milliards d'euros auxquels elle a encore droit dans le cadre du plan d'aide en cours à condition qu'Athènes commence à mettre en oeuvre les réformes nécessaires, a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, dans un entretien publié lundi par le Financial Times.

"Mon message aux Grecs est le suivant: essayez de commencer le programme avant même que la renégociation globale soit achevée", a dit le ministre néerlandais des Finances.

"Il y a des points sur lesquels vous pouvez commencer aujourd'hui. Si vous faites cela, alors, à un moment donné en mars, il se peut qu'il y ait un premier versement. Mais cela nécessite des progrès et pas seulement des intentions", a-t-il ajouté.

Incapable de se financer sur les marchés et confronté à une baisse des recettes fiscales, le Trésor grec risque de se trouver à court de liquidités mi-mars ou à la fin du mois en l'absence d'aide extérieure.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a reconnu la semaine dernière que son pays aurait du mal à honorer ses prochaines échéances, à commencer par le remboursement de 1,5 milliard d'euros dus au Fonds monétaire international (FMI) censé intervenir ce mois-ci.

Samedi, Yanis Varoufakis a déclaré qu'Athènes devrait négocier avec la Banque centrale européenne (BCE) sur le remboursement de 6,7 milliards d'euros d'obligations d'Etat arrivant à échéance en juillet et août.

"Si nous passons deux mois à nous parler sans rien faire, fin avril, il y aura de gros problèmes", a dit Jeroen Dijsselbloem au Financial Times.

Son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, a appelé dimanche le gouvernement grec à consacrer les quatre mois à venir à mettre en oeuvre des réformes pour garantir l'aide à venir, ajoutant ne disposer d'aucune assurance sur ce point. (Marc Angrand pour le service français)