BOURSE-Genfit reprend sa marche en avant, début de séance volatil

jeudi 26 février 2015 11h18
 

PARIS, 26 février (Reuters) - L'action Genfit connaît un début de séance agité et volatil jeudi matin à la Bourse de Paris, la société biopharmaceutique ayant entamé la séance en forte baisse avant de se retourner violemment à la hausse.

A 11h, le titre gagne 7,1% à 61,69 euros après avoir perdu jusqu'à près de 9% (-8,8%) dans les premiers échanges. Au même moment, l'indice SBF 120 gagne 0,15%.

"C'est une valeur très difficile à suivre. Et il est préférable d'avoir le coeur bien accroché", constate un vendeur actions en poste à Paris.

"Depuis l'annonce du chiffre d'affaires 2014, certains investisseurs ont voulu sortir du dossier après l'envolée du titre ces derniers mois (...) Mais on dirait que les prises de profit sont terminées et que la valeur retrouve sa dynamique dans un marché qui bruisse de rumeurs sur son compte", ajoute-t-il.

Genfit a fait état vendredi d'un chiffre d'affaires de 1,61 million d'euros pour 2014, contre 1,9 million un an plus tôt. A fin 2014, la trésorerie, les équivalents de trésorerie et instruments financiers courants de la société s'élevaient à 76,3 millions d'euros. (Le communiqué: bit.ly/1LlJVvc)

La valeur a perdu 16,6% entre lundi et mercredi sur des prises de profit après la multiplication de ses plus hauts boursiers, jusqu'à atteindre 70,64 euros vendredi dernier, sur fond notamment de rumeurs de marché évoquant un éventuel rachat.

La société, qui développe un traitement de la Nash, une cirrhose du foie due à une alimentation trop riche, gagne 62,5% depuis le début de l'année.

"Après avoir fait un rally magnifique jusqu'à 70 euros et sa publication de résultats, le titre a besoin de souffler", expliquait mercredi Nicolas Chéron, analyste chez FXCM.

Outre les spéculations du marché sur un éventuel rachat, la société a bénéficié depuis l'été dernier de l'engouement des investisseurs, en particulier aux Etats-Unis, attirés par les perspectives concernant la Nash.

Des analystes estiment que ce marché pourrait atteindre entre 35 et 40 milliards de dollars (31 à 35,2 milliards d'euros) d'ici une dizaine d'années. (Alexandre Boksenbaum-Granier et Raphaël Bloch, édité par Dominique Rodriguez)