SYNTHESE-La Grèce admet qu'elle aura du mal à payer BCE et FMI

mercredi 25 février 2015 16h53
 

* La Grèce admet que les prochaines échéances seront difficiles

* Athènes veut remettre en cause certaines privatisations

* Pour Schäuble, Athènes doit s'en tenir au plan d'aide

par Lefteris Papadimas et Stephen Brown

ATHENES/BERLIN, 25 février (Reuters) - La Grèce a reconnu mercredi qu'elle aurait du mal à honorer les échéances dues au FMI et à la BCE au cours des prochains mois, tandis qu'à Berlin, le ministre allemand des Finances exprimait ouvertement ses doutes sur la fiabilité du gouvernement d'Alexis Tsipras.

Au lendemain du feu vert de la zone euro à la prolongation de quatre mois de l'aide financière à Athènes, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a dressé un tableau sans concession de la situation financière de son pays.

"Nous n'aurons pas de problème de liquidité dans le secteur public mais nous aurons vraiment un problème pour rembourser des échéances au FMI maintenant et à la BCE en juillet", a-t-il dit à Alpha Radio.

Il n'a donné aucune estimation du montant des besoins de financement du Trésor pour cette période mais il est établi qu'Athènes doit verser environ deux milliards d'euros d'intérêts ce mois-ci à des créanciers publics et privés et rembourser un prêt du FMI de 1,6 milliard d'euros qui arrive à échéance en mars.

Il lui faudra encore 800 millions d'euros pour assurer le service de la dette en avril et quelque 7,5 milliards en juillet et en août, notamment pour rembourser des obligations détenues par la BCE et pour payer des intérêts.   Suite...