Gemalto ne prévoit pas de poursuivre Washington ni Londres

mercredi 25 février 2015 12h09
 

(Répétition du titre)

PARIS, 25 février (Reuters) - Gemalto n'a pas l'intention de poursuivre en justice les Etats-Unis et le Royaume-Uni, qu'il considère comme étant probablement à l'origine des attaques constatées en 2010 et 2011 contre ses systèmes, a déclaré mercredi son PDG Olivier Piou.

Le spécialiste français de la sécurité numérique a présenté mercredi les résultats de ses investigations menées à la suite d'informations parues jeudi dernier sur un piratage de ses cartes SIM attribué à des services gouvernementaux britannique (GCHQ) et américain (NSA).

"Les faits sont difficiles à prouver au sens juridique et(...) attaquer un Etat est coûteux, long et assez aléatoire. La conclusion est que, non, on ne va pas prendre d'action juridique", a expliqué Olivier Piou lors d'une conférence de presse.

"On reste néanmoins préoccupés par le fait que des autorités d'Etat aient pu lancer de telles opérations contre des sociétés privées qui ne sont pas coupables d'agissements suspects", a-t-il ajouté.

Olivier Piou, qui a dit n'avoir appris l'implication présumée du GCHQ britannique et de la NSA américaine que jeudi dernier dans les attaques de 2010 et 2011, a déclaré ne pas les avoir contactés.

"Ce serait une perte de temps", a-t-il dit.

Le PDG de Gemalto a également quasiment exclu des complicités internes au sein des 12.000 collaborateurs de Gemalto, soulignant qu'ils n'avaient pas accès aux données les plus sensibles. (Cyril Altmeyer et Nicholas Vinocur, édité par Dominique Rodriguez)