** LE POINT SUR LES MARCHÉS à l'ouverture des Bourses en Europe **

vendredi 20 février 2015 09h57
 

PARIS/LONDRES, 20 février (Reuters) - Les Bourses européennes ont débuté sur
une note hésitante vendredi, après avoir atteint des pics d'environ sept ans la
veille, dans un climat de fortes tensions entre l'Allemagne et la Grèce et
malgré l'annonce d'une activité dans le secteur privé meilleure que prévu en
France et en Allemagne ce mois-ci.
    Athènes a présenté jeudi à ses partenaires de la zone euro une demande
officielle de prolongation de six mois de l'accord d'aide financière, assortie
d'importantes concessions de sa part mais Berlin a rejeté la proposition jugée
non "pertinente" avant qu'elle soit examinée par l'Eurogroupe lors d'une réunion
prévue à Bruxelles cet après-midi, à 14h00 GMT. 
    Un porte-parole du gouvernement grec a déclaré vendredi que la Grèce avait
fait tout son possible pour parvenir à un accord satisfaisant pour tout le monde
et ne pourrait être forcée à poursuivre son ancien plan d'aide. 
    "Les deux parties veulent comme de juste faire le moins de concessions
possibles, ce qui fait que tout compromis ne sera probablement trouvé qu'à la
dernière heure", décrit l'analyste de marché de CMC Jasper dans une note.
    "Jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, le dynamique haussière qui s'est
développée sur les marchés européens en janvier devrait rester contenue." 
    À Paris, l'indice CAC 40 recule de 0,3% à 4.818,55 points vers 8h35
GMT, tout en se maintenant proche de ses pics de près de sept ans et demi.
    À Francfort, le Dax cède 0,24% et à Londres, le FTSE est
stable (+0,04%). L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro se replie de
0,32% et le FTSEurofirst 300 se stabilise, après avoir touché un
nouveau pic de sept ans dans les premiers échanges. Depuis le début de l'année
ce dernier indice paneuroéen a pris 11%, surperformant le S&P-500 qui n'a
progressé que de 2% sur la même période. 
    La Bourse d'Athènes fait exception et gagne 1,34%, portée par son
secteur bancaire qui prend 4,16%, dans l'espoir d'un accord. 
    Après l'annonce d'une croissance à son rythme le plus fort en trois ans et
demi dans le secteur privé en France et d'une accélération de la croissance en
Allemagne, les investisseurs attendent de nouveaux indicateurs PMI "flash" en
zone euro ce matin, puis aux Etats-Unis.  
    Aux valeurs, Danone perd 1,9%, plus forte baisse du CAC, après
avoir publié des résultats 2014 affaiblis par la baisse de la consommation en
Russie, la hausse du prix du lait et des effets de changes négatifs.
 
    Gemalto décroche de 6,6% après avoir annoncé prendre "très au
sérieux" des informations du site The Intercept révélant un piratage de ses
cartes SIM par les services de renseignement britanniques et américains.
 
    Eramet s'inscrit comme la plus forte hausse de l'indice SBF 120
 (+8,4%), le groupe ayant indiqué qu'il compte bénéficier en 2015 de
l'évolution favorable des changes, de la baisse du prix du pétrole et de
l'amélioration prévue des cours du nickel. 
    Le dollar reste ferme face à un panier de devises de référence après des
inscriptions au chômage aux Etats-Unis inférieures aux attentes, confortant les
intervenants dans leurs anticipations d'une hausse des taux dès juin.
    Sur le front du pétrole, le Brent progresse à près de 65,50 dollars le
baril, après deux jours de fortes baisses, en attendant la publication d'une
statistique confirmant la poursuite de la baisse du nombre de puits aux
Etats-Unis sous la pression de la récente chute des cours.   
    Les rendements des obligations souveraines des pays dits de la périphérie de
la zone euro -- Grèce, Espagne, Italie et Portugal -- se tendent légèrement dans
l'incertitude sur l'issue des négociations sur le plan d'aide à Athènes. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Avec Blaise Robinson, Juliette Rouillon pour le service français, édité par
Wilfrid Exbrayat)