** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

jeudi 19 février 2015 18h22
 

PARIS/LONDRES, 19 février (Reuters) - Les Bourses européennes ont réduit
leurs gains jeudi en fin de séance, à la suite de la réaction hostile de Berlin
à la demande officielle de la Grèce d'une prolongation de six mois de son
programme d'aide financière. 
    Athènes, qui a un besoin urgent de financements alors que son plan d'aide
arrive à son terme, a présenté à ses partenaires de la zone euro une demande
officielle de prolongation de six mois de l'accord d'aide, assortie
d'importantes concessions, que Berlin a immédiatement rejetée.  
  
    À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en hausse de 0,71% à 4.833,28
points. Le Footsie britannique a cédé 0,13%, alourdi par les minières et
les valeurs liées à l'énergie, mais le Dax allemand a pris 0,37%,
tandis que l'indice EuroStoxx 50 a clôturé sur un gain de 0,64% et
le FTSEurofirst 300 sur une progression de 0,28%. 
    Ce dernier indice a atteint un pic de plus de sept ans en séance peu après
l'engagement pris par la Grèce de rembourser ses créanciers et de ne pas revenir
sur ses objectifs budgétaires afin d'obtenir une prolongation de l'aide. 
    La Bourse d'Athènes a gagné 1,06%, portée par son secteur bancaire,
dont l'indice a pris 5,37% après avoir affiché une hausse de 15% en
séance, accentuant son rebond après sa chute de 75% depuis mars 2014. Alpha Bank
 et la Banque nationale de Grèce ont pris 6,41% et 7,14%.    
   
    Les intervenants des marchés restent néanmoins prudents.
    "A ce stade, les investisseurs pensent que même si un accord est conclu,
cela ne voudrait pas dire que la 'question grecque' serait réglée", dit John
Plassard, directeur adjoint de Mirabaud Securities. "Il y aura de sérieux doutes
sur la question de savoir si la Grèce respectera complètement l'accord." 
    Aux valeurs à Paris, Capgemini, en tête du CAC 40, a fait un bond
de 4,86% après avoir publié des résultats annuels supérieurs aux attentes des
analystes et prévu une nouvelle croissance en 2015. 
    Le conglomérat allemand Rheinmetall a bondi de 7,92%, plus forte
hausse de l'indice large Stoxx 600, ayant annoncé une envolée de 76%
des commandes de sa division défense en difficulté au quatrième trimestre.
    Le groupe néerlandais d'intérim Randstad a engrangé 7,33% à mettre
sur le compte d'une progression de 26% de son bénéfice brut au dernier trimestre
2014, légèrement au-dessus des attentes des analystes. 
    Côté baisses, Air France-KLM a abandonné 5,02% après avoir
repoussé ses objectifs de réduction de sa dette, estimant que la hausse de
l'euro et la baisse de ses recettes pourraient quasiment effacer en 2015 les
gains attendus du recul du prix du kérosène.  
    L'électricien Centrica a chuté de 8,54%, plus forte baisse du Stoxx
600, en raison d'une réduction de son dividende. 
    Sur le marché des changes, le dollar progresse légèrement, les traders étant
 à nouveau convaincus que la Réserve fédérale américaine procèdera à une
première hausse des taux au mois de juin, en dépit des "minutes" de la Fed, qui
ont montré que ses responsables craignaient relever les taux trop rapidement.
    L'euro avait touché un plus bas de 1,1356 dollar à la suite du rejet de la
demande grecque par l'Allemagne. La devise européenne se traite à 1,1384 
au moment de la clôture des Bourses européennes.
    Sur le marché obligataire, les rendements des pays les plus vulnérables à la
crise grecque, comme l'Espagne, l'Italie et le Portugal, se sont détendus. 
    Sur le front du pétrole, le Brent est brièvement passé sous les 59 dollars
le baril, prolongeant sa rechute de la veille, à la suite de la publication de
statistiques montrant que les stocks de brut aux Etats-Unis ont atteint un
niveau record la semaine dernière. 

    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Avec Blaise Robinson, Juliette Rouillon pour le service français, édité par
Wilfrid Exbrayat)