SYNTHESE -La Grèce va demander une aide prolongée, Berlin résiste

mercredi 18 février 2015 15h39
 

* La Grèce va réclamer une prolongation d'un "accord de prêt"

* Elle cherche à dissocier l'aide et l'austérité

* L'Allemagne dit qu'une telle formule n'est pas envisagée

* La BCE se penche sur les liquidités d'urgence aux banques (Actualisé avec report de la demande, précision sur la BCE, déclaration de Dombrovskis)

par George Georgiopoulos et John O'Donnell

ATHENES/FRANCFORT, 18 février (Reuters) - La Grèce va demander jeudi à ses partenaires de la zone euro une prolongation pour une durée de six mois d'un "accord de prêt", bien que l'Allemagne assure qu'aucune solution de ce type ne soit envisagée et qu'elle exige toujours le respect par Athènes des termes du programme d'aide existant.

L'initiative grecque, confirmée par un porte-parole du gouvernement, reflète la volonté du nouveau Premier ministre Alexis Tsipras d'opérer une distinction entre l'aide financière et les conditions qui lui ont été associées jusqu'à présent.

La demande, qui avait dans un premier temps été annoncée pour mercredi, vise ainsi à garantir une bouée de sauvetage financière à la Grèce pour une période provisoire, le temps de conclure un nouvel accord sur sa dette, sans mettre en oeuvre les politiques d'austérité exigées en retour par les créanciers réunis au sein de la "troïka" (Commission européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne).

On ignore toutefois si les 18 autres pays de la zone euro, qui ont rejeté cette formule lors d'une réunion de l'Eurogroupe lundi, considéreront cette fois que le geste grec est suffisant pour reprendre des négociations.   Suite...