Les fonds de pension coincés entre taux bas et longue vie

vendredi 13 février 2015 17h13
 

par Jamie McGeever

LONDRES, 13 février (Reuters) - La baisse continue des rendements offerts par les obligations souveraines comme par celles des entreprises privées les mieux notées contraint les fonds de pension, qui se reposaient traditionnellement sur cette source de revenus pour faire face à leurs engagements, à prendre plus de risque.

Cet impératif est encore renforcé par l'allongement de l'espérance de vie, qui accroît leur passif au moment où la rémunération de leurs actifs est de plus en plus évanescente, quand elle n'est pas négative.

Soucieux de demeurer dans un univers obligataire qui leur est familier plutôt que d'investir en actions ou de se lancer dans les placements alternatifs, les fonds de pension se tournent prioritairement vers des titres moins liquides ou d'une moindre qualité de crédit mais plus rémunérateurs.

"Les conversations avec les clients sur le changement des mandats (de gestion) ont commencé il y a dix huit mois environ mais se sont accélérées au cours du dernier trimestre", a dit April LaRusse, spécialiste des produits obligataires chez Insight Investment, une société de gestion du groupe Bank of New York Mellon qui gère 363 milliards de livres (490 milliards d'euros) d'actifs.

"C'était une préoccupation des investisseurs depuis un moment déjà, mais les taux sont tellement bas que nous nous attendons à ce que ces conversations deviennent plus fréquentes."

Les actifs des fonds de pension représentaient 84% du produit intérieur brut mondial à la fin de l'année dernière contre 54% en 2008, selon le cabinet de conseil Towers Watson.

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