LEAD 2-Wall Street finit en hausse, le Nasdaq à un pic de 15 ans

jeudi 12 février 2015 23h10
 

(Actualisé avec Treasuries, dollar, volumes)
    * Le Dow gagne 0,62%, le S&P-500 0,96%, le Nasdaq 1,18%
    * Cisco (+9,4%) propulse le Nasdaq à un pic de 15 ans
    * American Express (-6,4%) freine la hausse du Dow
    * L'accord sur le cessez-le feu en Ukraine rassure
    * Le secteur pétrolier porté par le rebond du brut

    par Chuck Mikolajczak
    NEW YORK, 12 février (Reuters) - Wall Street a fini en
hausse jeudi, avec à la clé un nouveau plus haut de 15 ans pour
le Nasdaq, dans des marchés portés par l'annonce d'un accord de
cessez-le-feu en Ukraine, par de solides résultats de Cisco
Systems et par le rebond des cours du pétrole. 
    L'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a pris
110,24 points, soit 0,62%, à 17.972,38 et le Standard & Poor's
500, plus large, a gagné 19,95 points ou 0,96% à
2.088,48, revenant à 0,1% environ de son dernier record de
clôture inscrit le 29 décembre.
    Aidé par un bond de plus de 9% de Cisco, le Nasdaq Composite
, à forte pondération technologique, s'est adjugé 56,43
points (1,18%) à 4.857,61, terminant à son plus haut de la
séance à un pic depuis mars 2000.
    Un accord censé mettre fin au conflit ukrainien a été conclu
jeudi à Minsk au terme de longues heures de pourparlers entre
les dirigeants ukrainien, russe, français et allemand.
 
    Réunis à Bruxelles pour un sommet, les dirigeants européens
ont par ailleurs réitéré leur volonté de parvenir à un accord
sur la dette grecque malgré l'absence de résultats lors de la
réunion des ministres des Finances qui s'est tenue la veille. La
Banque centrale européenne de son côté a relevé le montant total
des liquidités d'urgence mises à la disposition des banques
grecques, ce qui a aussi rassuré les investisseurs.
 
    "Qu'il s'agisse de la Grèce ou de l'Ukraine, les marchés
laissent aux dirigeants politiques le bénéfice du doute et
espèrent qu'il va sortir de tout cela de réelles avancées",
commente Anastasia Amoroso, stratège chez J.P. Morgan Funds à
New York.
    "Il y a clairement un sentiment d'apaisement sur le plan
géopolitique, et la hausse du secteur de l'énergie soutient bien
le S&P", renchérit Michael Mullaney chez Fiduciary Trust à
Boston.
    Les facteurs positifs à l'étranger ont relégué au second
plan les statistiques américaines du jour plutôt décevantes avec
une hausse plus forte qu'attendu des inscriptions hebdomadaires
au chômage, des ventes au détail tout juste en progression en
janvier, et une augmentation moins marquée que prévu des stocks
des entreprises en décembre.  
 
    Ces indicateurs ont profité aux emprunts d'Etat, qui ont
effacé leurs pertes initiales, et ont à l'inverse pénalisé le
dollar, tombé à un plus bas d'une semaine face à l'euro. En fin
de journée le billet vert se traitait autour de 1,14 pour un
euro, en repli de 0,6%, et cédait 1,25% contre le yen à 118,95.
    
    CISCO MÈNE LA HAUSSE DES TECHS
    Sur le front des valeurs, l'équipementier des réseaux Cisco
Systems s'est adjugé 9,39% à 29,46 dollars, sa plus
forte hausse en une séance depuis mai 2013, au lendemain de la
publication de résultats meilleurs que prévu. 
    L'indice S&P des technologiques a pris 1,64% dans
la foulée, sa troisième séance de hausse, et celui de l'énergie
 a gagné 1,34% en réaction au rebond de plus de 4% des
prix du pétrole après deux séances de baisse.
    Le constructeur de voitures électriques Tesla Motors
 a en revanche été sanctionné d'un recul de 4,66% à
202,88 dollars après avoir manqué le consensus au quatrième
trimestre.
    Les trois quarts des entreprises du S&P-500 ont maintenant
publié leurs résultats du quatrième trimestre et, parmi elles,
71,4% ont eu des bénéfices supérieurs aux attentes des
analystes, selon les données de Thomson Reuters, à comparer à
une moyenne historique de 63%. Pour les chiffres d'affaires,
elles ne sont en revanche que 56,8% à avoir battu le consensus,
moins que la moyenne de longue durée qui est de 61%.
    Plus forte baisse du Dow Jones, American Express a
chuté de 6,43% à 80,48 dollars après avoir annoncé que la chaîne
de magasins Costco Wholesale n'accepterait plus ses
cartes de crédit à partir d'avril 2016, les deux groupes n'ayant
pas réussi à s'entendre sur les conditions de renouvellement de
leur partenariat. Le concurrent Mastercard
, bien placé pour le remplacer, s'est octroyé 3,62%.
    Parmi les valeurs de second rang, les voyagistes en ligne
Orbitz Worldwide et Expedia ont bondi de 21,83%
et 14,50% respectivement après l'annonce d'une OPA amicale de
1,33 milliard de dollars du second sur le premier
. TripAdvisor n'a pas été en reste,
s'envolant de 22,5% à 82,40 dollars après l'annonce d'un chiffre
d'affaires supérieur aux attentes de Wall Street.
    Le volume d'échanges a porté sur quelque 6,72 milliards de
titres selon les données de BATS, à comparer à une moyenne de
7,3 milliards depuis le début du mois.

 (Avec Ryan Vlastelica, Véronique Tison pour le service
français)