GB-L'Ukip lance sa campagne pour les législatives de mai

jeudi 12 février 2015 18h41
 

CANVEY ISLAND, Angleterre, 12 février (Reuters) - Le parti souverainiste britannique Ukip a lancé jeudi sa campagne pour les élections législatives du 7 mai mais ne semble pas attendre une percée "massive" de ses idées avant cinq ans au Royaume-Uni.

Le mouvement anti-européen et anti-immigration, qui disait l'an dernier vouloir provoquer un "séisme politique" en Grande-Bretagne, a apparemment réduit ses ambitions, en raison notamment du système électoral qui favorise largement le parti arrivé en tête aux élections.

Le Parti pour l'indépendance du Royaume-uni plaide pour une sortie du pays de l'Union européenne et pour une réduction draconienne de l'immigration.

Même s'il ne remporte par beaucoup de sièges au Parlement, il peut compromettre la réélection du Premier ministre conservateur David Cameron en captant les votes de certains "tories" déçus par la politique gouvernementale.

Actuellement, l'Ukip a seulement deux députés à Westminster. Il est cependant arrivé en tête des élections européennes en mai dernier en Grande-Bretagne et les sondages le créditent d'environ 15% des voix aux prochaines législatives.

Lançant sa campagne dans une petite salle de cinéma à Canvey Island, dans le sud de l'Angleterre, son dirigeant Nigel Farage est resté prudent sur ses ambitions électorales, disant seulement espérer "un bon nombre" de députés, plus que les "deux ou trois" qu'on lui prédit généralement.

"Nous sommes un parti qui espère obtenir une bonne représentation au Parlement cette année mais qui attend surtout 2020 pour y faire, peut-être, une entrée massive", a-t-il dit.

Selon les sondages, ni les conservateurs au pouvoir ni les travaillistes n'obtiendront la majorité absolue en mai.

Pour Nigel Farage, il n'est pas question de participer à une coalition gouvernementale mais l'Ukip pourrait envisager d'apporter son soutien à un gouvernement minoritaire, à condition d'obtenir la garantie d'un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE. Seuls les conservateurs se sont engagés à organiser un tel référendum. (Andrew Osborn, Guy Kerivel pour le service français)