** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mardi 10 février 2015 18h16
 

PARIS, 10 février (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en hausse
pour la plupart mardi, dans l'espoir d'un accord entre la Grèce et ses
partenaires européens sur un nouveau programme pour sa dette, mais Londres a
fait exception en subissant le contrecoup de la baisse des cours des matières
premières.
    Des informations de presse sur un possible compromis entre la Grèce et ses
créanciers internationaux, passant éventuellement par une prolongation
temporaire du programme d'aide dont elle bénéficie, ont soutenu la tendance même
si le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble a douché l'espoir d'une
avancée dès cette semaine.
    La Bourse d'Athènes a rebondi de 7,98%, entraînant Milan 
(+1,73%) et Madrid (+1,30%)
    A Paris, le CAC 40 a gagné 44,57 points, soit 0,96%, à 4.695,65,
après une pointe à 4.716 en milieu de journée, et à Francfort le Dax-30 
a avancé de 0,85%.
    Le Footsie britannique, alourdi par le secteur minier, a au
contraire cédé 0,12% et le marché suisse a perdu 0,14%, entraîné par
UBS.
    L'indice EuroStoxx 50 des grandes valeurs de la zone euro a pris
1,06% et le FTSEurofirst 300 0,52%.
    Au moment de la clôture européenne, Wall Street était bien orientée avec des
gains d'environ 0,5% pour le Dow Jones et le Standard & Poor's 500.
    En marge de la réunion du G20 à Istanbul, Wolfgang Schäuble a exclu de
négocier un nouveau programme pour la dette grecque lors de la réunion d'urgence
des ministres des Finances de la zone euro qui aura lieu
mercredi. 
    Auparavant, l'agence MNSI avait rapporté que la Commission européenne
pourrait proposer une prolongation de six mois du plan d'aide à la Grèce,
entretenant les espoirs d'un accord au Conseil européen de la fin de semaine ou
à la réunion régulière de l'Eurogroupe lundi prochain. 
    "Le marché veut y croire, mais pour l'instant il n'y a rien de concret et
cela pourrait prendre beaucoup de temps. Le risque de déception est bien réel",
commente Frédéric Rozier, gérant chez Meeschaert à Paris. 
    A Athènes, l'indice du secteur bancaire a rebondi de 16% mais il
reste en baisse de 27% depuis le 1er janvier, signe de la nervosité des marchés.
    La meilleure performance des indices sectoriels européens est à mettre au
compte des technologiques, en hausse de 1,85%, alors que le secteur des
ressources de base a perdu 1,96% avec la rechute des cours du pétrole.
    Total (-1,25%) a accusé la plus forte baisse de l'EuroStoxx 50 et
Rio Tinto, BHP Billiton et BG Group ont signé les plus
mauvaises performances de l'EuroFirst 300 avec des reculs de 3%, plombant le
Footsie à Londres.
    A Zurich, UBS a lâché 2,61% après avoir averti de l'impact négatif
sur ses résultats de la hausse du franc suisse et des taux d'intérêt négatifs en
Suisse et dans la zone euro.  
    A Paris, Michelin (-2,56%) a accusé la plus forte baisse du CAC 40
après ses résultats 2014 marqués par des pressions sur les prix et des effets de
change négatifs qui ont éclipsé l'impact positif de la baisse des cours des
matières premières et des gains de compétitivité. 
    LVMH, Valeo, Airbus et Orange ont à
l'inverse pris plus de 3%, contribuant à la hausse du CAC.
    Parmi les autres valeurs européennes en vue, la banque autrichienne
Raiffeisen Bank International a bondi de 7,11% après avoir annoncé son
intention de réduire son exposition en Russie et de se désengager de Pologne et
de Slovénie.
    Le fabricant suédois de caméras de sécurité Axis s'est envolé de
50% après l'annonce de son rachat par le japonais Canon pour
l'équivalent de 2,5 milliards d'euros. 
    Sur le marché des changes, l'euro, en repli de 0,1% sur la journée, est
resté vulnérable à la question grecque et a momentanément enfoncé le seuil de
1,13 dollar. Le dollar/yen s'est de son côté apprécié de 0,6%, atteignant un pic
d'un mois à 119,61 dans le sillage des rendements obligataires américains qui se
sont appréciés de 0,2 point environ depuis vendredi.
    Les cours du pétrole sont repartis à la baisse avec le Brent de mer du Nord
qui lâchait 2,5% en fin de séance européenne et le brut léger américain 4%.
     
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Blaise Robinson et Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid
Exbrayat)