** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

mardi 10 février 2015 08h11
 

PARIS/LONDRES, 10 février (Reuters) - Les Bourses européennes sont attendues
sur une note hésitante à l'ouverture mardi, dans un climat de tension autour de
la dette grecque et de l'Ukraine.
    Le risque que la Grèce sorte de la zone euro est monté d'un cran, Athènes
adoptant une ligne de plus en plus dure face à ses partenaires européens. 
    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a répété lundi qu'il ne prolongerait
pas le plan d'aide prévoyant le maintien de l'austérité tandis que l'Allemagne
menace la Grèce de la couper de ses financements si elle ne s'y conforme pas.
 
    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a fait monter
la tension en prévenant les Grecs qu'ils ne devaient pas s'attendre à voir les
pays membres de la zone euro se plier à leurs exigences.  
    D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien 
pourrait gagner jusqu'à 0,1% à l'ouverture et le Dax à Francfort 0,06%
alors que le FTSE à Londres pourrait perdre jusqu'à 0,10%. 
    La Bourse de Tokyo a terminé en légère baisse, de 0,33%, dans la crainte de
voir la Grèce faire replonger la zone euro dans la tourmente. Les pertes ont
toutefois été limitées par des valeurs comme Nissan (+3,81%), après 
ses bons résultats publiés lundi. L'indice MSCI large
Asie-Pacifique, hors Japon, est quasiment inchangé. 
    Le fléchissement de l'inflation en Chine en janvier, à son rythme le plus
faible depuis cinq ans, a renforcé les attentes de nouvelles mesures de soutien
monétaire à l'activité dans la première économie d'Asie. 
    La veille, Wall Street a fini en baisse, affectée par des indicateurs
chinois décevants et les tensions autour de la dette grecque. Mais le recul a
été freiné par une nouvelle hausse des cours pétroliers. 
    Sur le marché des changes, le dollar reprend son souffle après son rally de
vendredi à la suite des bonnes nouvelles sur le marché de l'emploi en janvier. 
    Sur le front du pétrole, le baril de Brent retombe sous les 58 dollars,
après trois jours de hausse, à la suite d'une enquête montrant que les stocks de
brut aux Etats-Unis ont atteint un record la semaine dernière et face à la
faiblesse de l'inflation en Chine qui réveille les inquiétudes concernant la
demande de la deuxième économie mondiale.      
    La séance devrait être notamment animée par une série de résultats, dont
ceux d'UBS, de Michelin et de Metro.

    VALEURS À SUIVRE
    * MICHELIN a annoncé des résultats en baisse au titre de 2014, les
pressions sur les prix et les effets de change négatifs éclipsant l'impact
positif de la baisse des prix des matières premières et de ses gains de
compétitivité. 
    * PERNOD RICARD - Alexandre Ricard, petit-fils de l'inventeur du
célèbre pastis marseillais, prend les rênes de Pernod Ricard à un moment
charnière pour le groupe, confronté au recul de ses ventes de cognac en Chine et
de vodka aux Etats-Unis.    
    * SCOR a annoncé mardi avoir enregistré une croissance des primes
de 2,4% à taux de change constants lors des renouvellements de ses contrats de
réassurance au 1er janvier 2015. 
    * GEMALTO a annoncé l'acquisition de l'activité documents sécurisés
du groupe suisse Trüb, afin de renforcer sa position dans les programmes
d'identité numérique pour les gouvernements et les banques.    
    * UBS va verser au titre de 2014 son plus gros dividende à ses
actionnaires depuis la crise financière, la première banque suisse ayant atteint
ses objectifs financiers et achevé sa transformation juridique.
    * METRO a confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice de
légère hausse de son chiffre d'affaires et de son bénéfice. 
    * HEIDELBERGCEMENT a dit mardi s'attendre pour cette année à des
développements macro-économiques positifs aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne,
deux de ses principaux marchés, ainsi qu'à la poursuite d'une demande soutenue
en Afrique et Asie. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Shinichi Saoshiro, Juliette Rouillon pour le service français, édité par
Benoît Van Overstraeten)