LEAD 1-Le ton se durcit entre Athènes et ses partenaires européens

lundi 9 février 2015 18h20
 

(Acutalisé avec déclarations de Varoufakis, Schaüble)

ATHENES/ISTANBUL, 9 février (Reuters) - Athènes a engagé un bras de fer avec ses partenaires de la zone euro, son Premier ministre grec Alexis Tsipras répétant qu'il ne prolongerait pas le cadre actuel d'aide, qui prévoit le maintien de l'austérité, tandis que l'Allemagne menace la Grèce de la couper de ses financements si elle ne s'y conforme pas.

S'exprimant dimanche soir devant le parlement lors d'un discours très attendu, Alexis Tsipras a répété que la Grèce n'accepterait pas une prolongation du programme d'aide financière dont elle bénéficie, laissant craindre des tensions lors du sommet prévu jeudi avec les dirigeants de l'Union européenne qui soutiennent cette solution.

Lundi à Vienne, Tsipras a renouvelé son appel en faveur d'un accord relais couvrant la période du 28 février au 1er juin afin de donner le temps à la Grèce de trouver les moyens de remplacer l'actuel programme par un nouveau cadre qui entrerait en vigueur le 1er septembre.

"Je suis confiant dans le fait qu'il y aura un accord avec nos partenaires sur la base de notre plan", a déclaré Alexis Tsipras après des entretiens avec le chancelier autrichien Werner Faymann.

"Pour l'instant nous n'avons entendu aucune autre solution alternative viable", a-t-il ajouté, précisant qu'Athènes ne souhaitait pas avoir une relation frontale avec ses créanciers et que le plan qu'il propose n'aura aucun coût pour les contribuables européens.

"Je ne pense pas qu'il existe de raisons suffisamment graves pour que cet accord entre la Grèce et ses partenaires ne puisse pas voir le jour, hormis des raisons politiques", a-t-il estimé.

La position dessinée par Alexis Tsipras devant la Vouli dimanche va exactement à l'encontre de l'option retenue par les dirigeants de l'Eurogroupe qui font pression pour qu'Athènes sollicite une prolongation de son programme d'aide.

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a de son côté déclaré que la zone euro risquait de s'effondrer comme un "chateau de cartes" et un responsable de son entourage a dit ne pas croire que Jean-Claude Juncker, Angela Merkel ou la directrice générale du FMI Christine Lagarde acceptent de laisser la Grèce faire faillite.   Suite...