Le G20 divisé sur les objectifs d'investissement pays par pays

lundi 9 février 2015 15h47
 

ISTANBUL, 9 février (Reuters) - Les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 devraient rejeter une proposition visant à fixer des objectifs nationaux en termes d'investissement dans le but de soutenir la croissance mondiale.

La réunion des responsables du Groupe des Vingt lundi et mardi à Istanbul, en Turquie, intervient alors que les nuages s'accumulent sur la conjoncture mondiale, avec entre autres la chute des cours du pétrole, les craintes de déflation dans certaines régions, la hausse du dollar américain et la montée des risques liés à la Grèce.

Les dirigeants du G20 ont conclu l'an dernier à Brisbane, en Australie, un accord visant à augmenter la croissance mondiale de deux points de pourcentage sur les cinq prochaines par rapport au niveau prévu en 2013.

Ce "Plan d'action de Brisbane" regroupe un millier d'engagements désormais censés être regroupés pour que chaque pays puisse s'engager sur un nombre limité de points précis.

Lundi, le vice-Premier ministre turc Ali Babacan a déclaré que son pays, qui préside le G20 cette année, était favorable à des objectifs nationaux d'investissement, mais cette proposition semble peu soutenue.

"Tous les pays seraient-ils engagés ? (...) Nous ne le savons pas encore", a reconnu Ali Babacan dans un discours lundi.

Une source du G20 a déclaré à Reuters que l'idée était déjà caduque.

Tous les pays concernés ne sont pas aussi enthousiastes que la Turquie à l'idée de devoir s'engager sur des objectifs précis. Notamment en Europe, où la piste privilégiée est celle du plan d'investissement de 315 milliards d'euros élaboré par la Commission Juncker.

"Nous devons être plus audacieux en Europe en termes de prise de risque", a reconnu lundi Pier Carlo Padoan, le ministre italien de l'Economie. "J'espère que les décisions politiques faciliteront l'augmentation des investissements du secteur privé, notamment les investissements d'infrastructures."   Suite...