BOURSE-Audika recherchée, Exane confiant pour l'activité

lundi 9 février 2015 10h33
 

PARIS, 9 février (Reuters) - L'action Audika figure lundi matin parmi les plus fortes hausses de l'indice CAC Mid & Small dans des volumes nourris à la Bourse de Paris, soutenue par une note sectorielle d'Exane BNP Paribas dans laquelle le broker se montre optimiste pour le spécialiste de la correction auditive.

A 10h22, le titre progresse de 6,61% à 13,70 euros dans des volumes représentant 3,1 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois sur Euronext. Au même instant, le CAC Mid & Small cède 1,21%. Le titre a déjà gagné plus de 21% depuis le début de l'année.

Selon Exane, une accélération des dépenses des consommateurs et la dernière campagne publicitaire du groupe à la télévision avec l'actrice Annie Duperey devraient soutenir la reprise de la croissance des ventes d'Audika.

"Des mesures de réduction des coûts ont été prises et la division italienne, fortement dilutive (manque de taille critique), a été vendue à Amplifon début 2014. Nous anticipons une nouvelle amélioration de la profitabilité, avec une augmentation de 170 points de base de la marge d'Ebit en 2015", ajoute dans sa note le broker.

Ce dernier souligne également un intérêt spéculatif sur la valeur qui pourrait soutenir l'action.

"Audika est l'un des rares leaders de la distribution de prothèses auditives présent dans un seul pays et il pourrait être assez facilement intégré verticalement par un fabricant de prothèses", considère Exane.

L'été dernier, le spécialiste italien des prothèses auditives Amplifon s'était dit intéressé par un éventuel rachat d'Audika pour augmenter sa part de marché en France.

Exane a relevé son conseil sur Audika de "neutre" à "surperformance" et augmenté son objectif de cours de 25% à 15 euros.

En revanche, bioMérieux recule de 1,93% à 95,57 euros, Exane ayant abaissé sa recommandation sur le titre de "surperformance" à "neutre" en raison d'une valorisation jugée désormais élevée. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)