Une sortie de la Grèce entraînerait la fin de l'euro-Varoufakis

dimanche 8 février 2015 19h14
 

ROME, 8 février (Reuters) - Une sortie forcée de la Grèce de la zone euro entraînerait la fin de la monnaie unique, a affirmé dimanche le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Le nouveau gouvernement grec veut renégocier le remboursement de sa dette et a commencé à revenir sur les mesures d'austérité imposées par ses créanciers internationaux.

Dans une interview accordée à la télévision italienne Rai, Yanis Varoufakis a expliqué que le problème de la dette grecque devait être replacé dans le cadre du rejet des politiques d'austérité dans l'ensemble de la zone euro.

Il a appelé de ses voeux un programme d'investissement massif de la Banque européenne d'investissement (BEI), qu'il a qualifié de "New Deal" (Nouvelle Donne).

"L'euro est fragile, comme un château de cartes. Si vous retirez la carte grecque, les autres s'effondrent", a-t-il dit selon le texte de l'interview communiqué à l'avance par la chaîne.

La zone euro s'expose à un risque de fragmentation et de "déconstruction" à moins qu'elle admette que la Grèce, et pas seulement la Grèce, est incapable de rembourser sa dette dans les conditions actuelles, a poursuivi le ministre.

"Je mets en garde quiconque qui envisagerait une amputation stratégique de la Grèce de l'Europe car cela serait très dangereux", a-t-il averti. "Qui sera le prochain après nous ? Le Portugal ? Qu'arrivera-t-il si l'Italie découvre qu'il lui est impossible de rester dans la camisole de force de l'austérité ?"

Yanis Varoufakis et son Premier ministre Alexis Tsipras ont reçu un accueil amical mais aucun soutien pour une renégociation de la dette lors de leur visite à Rome cette semaine, une étape parmi d'autres dans leur tournée des capitales européennes après l'arrivée au pouvoir de la gauche radicale à Athènes.

Mais Varoufakis a assuré que les choses étaient différentes en coulisses.   Suite...