October 30, 2014 / 5:23 PM / 3 years ago

LEAD 1 -L'inflation allemande ralentit, mauvais signe pour la BCE

3 MINUTES DE LECTURE

BERLIN, 30 octobre (Reuters) - L'inflation a ralenti en octobre en Allemagne, première économie d'Europe, et les prix ont baissé en Espagne, deux évolutions qui suggèrent que le risque de déflation dans la zone euro est encore loin d'être écarté.

L'indice des prix allemand harmonisé aux normes européennes (IPCH) montre une hausse de 0,7% seulement sur un an selon la première estimation officielle publiée jeudi. Il s'agit du chiffre le plus faible enregistré depuis mai, alors que les économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à une légère accélération à 0,9% après 0,8% en septembre.

Sur un mois, les prix la consommation en Allemagne ont diminué de 0,3%.

En Espagne, l'indice IPCH a reculé de 0,2% sur un an, après -0,3% en septembre.

La Banque centrale européenne (BCE) s'est fixé pour objectif une inflation inférieure à mais proche de 2%.

La première estimation de l'évolution des prix dans l'ensemble de la zone euro en octobre sera publiée vendredi à 10h00 GMT et les économistes interrogés par Reuters avant les statistiques espagnoles et allemandes prévoient en moyenne une hausse de 0,4% sur un an, soit une légère accélération après le chiffre de 0,3% de septembre, le plus bas depuis près de cinq ans.

La BCE considère que l'inflation est en "zone dangereuse" lorsqu'elle tombe sous 1%.

Pour Carsten Brzeski, économiste d'ING, après les chiffres allemands, il est peu probable que l'inflation de la zone euro soit remontée. "La probabilité s'est accrue qu'elle soit restée stable au lieu d'augmenter", dit-il.

Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, qui siège au Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré que l'institution de Francfort était "très mal à l'aise" face à la faiblesse de l'inflation, sans pour autant prévoir une déflation à proprement parler.

Le Conseil des gouverneurs se réunit jeudi prochain, 6 novembre.

Pour Carsten Brzeski, les derniers chiffres ne devraient pas pousser la BCE à agir rapidement, d'autres indicateurs économiques étant jugés moins préoccupants. La demande de prêts des entreprises a notamment augmenté au troisième trimestre et devrait progresser fortement sur les derniers mois de l'année.

Ce facteur et "la conjugaison favorable à la croissance de la baisse des prix de l'énergie et de la diminution du taux de change de l'euro pourraient permettre à la BCE d'attendre au moins la réunion de décembre avant une décision éventuelle sur de nouvelles mesures", ajoute-t-il. (Michelle Martin, Marc Angrand pour le service français)

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