CORR-Eolien-GE s'intéresse à la coentreprise entre Areva et Gamesa

mardi 3 mai 2016 15h16
 

(Au §4, lire "précisant avoir évoqué le futur de la filière éolienne offshore française" au lieu de "avoir évoqué un rachat d'Adwen par GE")

PARIS, 3 mai (Reuters) - General Electric s'intéresse au rachat de la coentreprise Adwen créée dans l'éolien offshore entre l'espagnol Gamesa et le français Areva , a déclaré mardi Jérôme Pécresse, président du pôle énergies renouvelables du groupe américain.

L'avenir d'Adwen est en suspens depuis que Gamesa a engagé des discussions avec l'allemand Siemens en vue d'un rapprochement dans l'éolien, un projet qui ne devrait pas inclure la coentreprise franco-espagnole et ses engagements en France.

"On a toujours été (...) partisans d'une filière française durable dans l'éolien offshore. Il est évident qu'une consolidation des acteurs français s'inscrit dans cette perspective et que dans ce cadre on ne peut que regarder avec intérêt l'évolution du capital d'Adwen", a déclaré Jérôme Pécresse lors d'une rencontre avec la presse.

"Nous avons vocation à être un des trois principaux acteurs (de l'éolien offshore)", a-t-il ajouté, précisant avoir évoqué le futur de la filière éolienne offshore française avec les autorités françaises sans que des discussions aient pour autant été engagées avec les sociétés concernées.

GE s'est déjà implanté dans l'éolien offshore en France à travers le rachat des activités énergies d'Alstom et donc de la turbine de 6 mégawatts (MW) du groupe, retenu avec EDF en 2011 pour construire trois parcs éoliens au large des côtes françaises (Fécamp, Courseulles-sur-mer et Saint-Nazaire) d'une puissance cumulée de 1.500 mégawatts (MW).

Adwen fait partie pour sa part de deux consortiums retenus pour trois parcs, dont deux de 500 MW avec Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée) et un de 500 MW avec Iberdrola au large de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor).

L'Etat français a cependant attribué ces contrats au-dessus des prix du marché à la condition qu'Areva développe sa nouvelle génération de turbine de 8 MW et la construise en France. (Geert De Clercq, Benjamin Mallet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)