Accord Renault-Nissan au Portugal sur une voiture électrique
LISBONNE (Reuters) - Renault et Nissan ont signé avec le gouvernement portugais un accord censé favoriser à terme l'utilisation des voitures électriques en créant un réseau national de stations de rechargement des batteries.
Le Portugal, particulièrement dépendant des importations pétrolières puisqu'il ne produit aucune énergie fossile, est le premier pays à conclure un tel accord avec les deux constructeurs à la fois.
Ces derniers ont cependant déjà signé séparément des accords comparables avec Israël et le Danemark.
La viabilité du projet pourrait être favorisée par la taille relativement petite du pays, dont le Premier ministre, José Socrates, a expliqué vouloir réduire la dépendance au pétrole après le quasi doublement des cours du brut cette année.
"Nous traversons un choc pétrolier violent qui affecte tout le monde", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse. "Nous n'allons pas rester les bras croisés comme lors des deux précédents chocs pétroliers. Nous voulons accroître l'autonomie énergétique du pays".
Le gouvernement et Renault-Nissan vont étudier ensemble la meilleure manière de rendre la voiture électrique intéressante pour les consommateurs et ils vont lancer des études de faisabilité d'un réseau national de stations de recharge des batteries des véhicules électriques.
Pour le président de la direction de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, ce partenariat public-privé pourrait constituer "un tournant dans le développement d'un modèle viable de voitures électriques".
Les deux constructeurs prévoient de commercialiser à grande échelle des modèles électriques sur le marché portugais à partir de 2011.
Ces voitures électriques devraient avoir des performances identiques voire supérieures aux voitures à essence et coûter le même prix une fois prises en compte les subventions publiques, selon le vice-président de Nissan, Carlos Tavares. Suite...

