February 21, 2014 / 4:25 PM / 3 years ago

Le Gabon réclame à Total $805 millions d'impôts

2 MINUTES DE LECTURE

Le gouvernement gabonais réclame à la filiale locale de Total le paiement de 805 millions de dollars (587,5 millions d'euros) d'impôts au titre des années 2008 à 2010. Total Gabon conteste les demandes du fisc, qui découlent d'un contrôle fiscal portant sur les exercices 2008 à 2010 que la compagnie juge "dénué de tout fondement". /Photo d'archives/Stéphane Mahé

LIBREVILLE (Reuters) - Le gouvernement gabonais réclame à la filiale locale de Total le paiement de 805 millions de dollars (587,5 millions d'euros) d'impôts au titre des années 2008 à 2010, un dossier suivi de près par des investisseurs susceptibles de s'implanter dans le secteur de l'énergie au Gabon.

Total Gabon conteste les demandes du fisc, qui découlent d'un contrôle fiscal portant sur les exercices 2008 à 2010.

La compagnie a déclaré dans un communiqué que ce redressement fiscal était "dénué de tout fondement", ajoutant contester "l'ensemble des chefs de redressement et les montants associés". Elle se dit confiante dans l'issue du contentieux.

Un différend antérieur entre le fisc gabonais et Addax Petroleum, filiale du groupe chinois Sinopec avait conduit cette dernière à débourser au moins 400 millions de dollars.

D'autres compagnies feront l'objet de contrôles fiscaux similaires, a déclaré à Reuters un haut responsable du ministère du Pétrole qui a requis l'anonymat.

Total Gabon est contrôlée à 58,28% par Total, l'Etat gabonais possédant 25% du capital.

Une source du secteur a déclaré que le fait que l'Etat soit actionnaire devrait aider à résoudre le différend fiscal.

Le gouvernement estime pour sa part que la réaction de Total prouve la mauvaise foi de la compagnie.

La Direction générale des impôts a déploré l'attitude de Total qu'elle juge "caractérisée par une tendance à faire valoir exclusivement son point de vue".

"L'administration regrette la mauvaise volonté de Total Gabon qui, en dépit de sa taille, reste un contribuable comme tous les autres, soumis aux lois et règlements de la République gabonaise", ajoute le directeur général des impôts, Joël Ogouma, dans un communiqué adressé vendredi à Reuters mais daté de jeudi.

Jean-Rovys Dabany, avec Michel Rose à Paris, Marc Angrand pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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