Kering, plombé en 2013, veut croire au rebond de Gucci

vendredi 21 février 2014 16h35
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Kering a vu ses résultats annuels plombés par sa filiale Puma et le brutal ralentissement de Gucci, son principal centre de profit, pris en tenaille entre une expansion massive et une baisse de la demande en Chine.

Avec la relance à venir de l'équipementier sportif et des perspectives qu'il juge toujours solides dans le luxe, le PDG François-Henri Pinault s'est dit vendredi "extrêmement confiant" dans les fondamentaux du groupe, tablant sur une progression des ventes et du résultat opérationnel courant en 2014.

Pour 2013, Kering a publié un résultat opérationnel courant en recul de 2,3% à 1,75 milliard d'euros, sur un chiffre d'affaires de 9,748 milliards, inchangé en données publiées et en hausse de 4% à changes constants, en ligne avec les attentes des analystes.

Le résultat net récurrent a reculé de 3,1% à 1,23 milliard et le net part du groupe a dévissé à 50 millions contre 1,048 milliard en 2012, plombé par des charges, des dépréciations et la recapitalisation de La Redoute, cédée à son management.

La contribution de Gucci, qui pèse pour 65% du résultat opérationnel de Kering, a été quasiment stable.

Si le secteur du luxe a ralenti la cadence l'an dernier, notamment sous l'effet du tassement de la demande chinoise, Gucci a vu sa croissance organique tomber à seulement 0,2% au quatrième trimestre, après 0,6% au troisième, pour finir l'année sur une hausse de 2,2%, après 9% en 2012 et 18,7% en 2011.

Puma, de son côté, a vu son résultat opérationnel plonger de 34%, une contre-performance qui devrait inciter les analystes à abaisser leurs consensus pour 2014 et 2015 et qui pèse en Bourse sur Kering. A 16h15, l'action perdait 2,65% à 150,90 euros.

PAS D'OUVERTURE EN CHINE POUR GUCCI EN 2014   Suite...

 
François-Henri Pinault, PDG du groupe Kering. Les résultats du groupe de luxe et de mode sportive ont baissé en 2013, plombés par sa filiale Puma et par la faiblesse des performances de Gucci, son principal centre de profit. /Photo prise le 21 février 2014/REUTERS/Benoît Tessier