Danone, pénalisé en 2013, espère rebondir dès cette année

jeudi 20 février 2014 16h04
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Danone compte repartir de l'avant dès cette année et stabiliser sa marge après avoir accumulé les handicaps en 2013 avec ses difficultés en Chine, la hausse des prix du lait, la pression fiscale et les effets de change.

Le groupe, qui réduira encore ses coûts en Europe et poursuivra la reconquête de ses positions dans la nutrition infantile en Chine après le rappel de laits maternisés de l'été dernier, a déclaré jeudi qu'il entendait renouer avec une croissance "forte, durable et rentable" à partir du second semestre 2014.

Il vise une croissance de son chiffre d'affaires comprise entre 4,5% et 5,5% en données comparables, après celle de 4,8% réalisée l'an dernier à 21.298 millions d'euros.

Le numéro un mondial des produits laitiers frais entend aussi stabiliser sa marge opérationnelle (plus ou moins 20 points de base) après l'avoir vu baisser de 81 pdb en 2013, à 13,19%, en ligne néanmoins avec l'objectif révisé en octobre lors de l'avertissement auquel Danone s'est résolu à la suite de la fausse alerte à la toxine botulique lancée en août par un de ses fournisseurs en Asie.

L'affaire, a précisé jeudi Danone, s'est traduite sur l'exercice 2013 par des pertes de chiffre d'affaires et de marge de 370 millions et 306 millions d'euros respectivement, et a coûté 26 points de base de marge opérationnelle.

"MIEUX RÉPARTIR NOS RISQUES"

S'efforçant de rassurer sur ses perspectives en Chine, le groupe a indiqué lors d'une conférence avec des analystes que sa part du marché chinois de la nutrition infantile, à 19% avant la fausse alerte, était actuellement remontée à 14% contre 12% en octobre.

Les stocks de laits maternisés, qui avaient gonflé en raison de la méfiance des consommateurs, sont maintenant revenus à des niveaux normaux, a ajouté Danone.   Suite...

 
Franck Riboud, PDG de Danone. Les résultats 2013 de Danone ont été affaiblis par le poids des changes dans les pays émergents ainsi que par la hausse des prix du lait et les pressions fiscales, dans un contexte de consommation atone en Europe qui devrait se poursuivre en 2014. Pour 2014, le groupe vise une croissance de son chiffre d'affaire comprise entre 4,5% et 5,5% en données comparables. /Photo prise le 20 février 2014/REUTERS/Benoît Tessier