Natixis affiche un résultat net 2013 en hausse

mercredi 19 février 2014 20h43
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Natixis a profité l'an dernier de sa politique de maîtrise des charges pour afficher un résultat net en hausse mais la banque n'anticipe pas pour le moment de recul significatif de ses provisions pour risque de crédit en raison de l'état de l'activité économique dans la zone euro.

La banque française, filiale du groupe mutualiste BPCE (Banque populaire - Caisse d'épargne), a fait état mercredi d'une hausse de 8% de son bénéfice net en 2013, à 1,12 milliard d'euros hors impact de la réévaluation de sa dette et des coûts de restructuration.

En tenant compte de ces deux éléments, son bénéfice net a progressé de 16% sur l'année écoulée, à 954 millions d'euros.

Dans le cadre de son plan dit d'efficacité opérationnelle, Natixis indique avoir réduit ses charges de 143 millions d'euros en 2013, soit une réduction cumulée de 240 millions sur la période 2012-2013.

"On est encore aujourd'hui dans une zone où le coût du risque (provisions pour risque de crédit, NDLR) est élevé. On ne voit pas à ce stade de signes permettant d'anticiper trop vite une baisse de ce chiffre", a déclaré François Pérol, le président du directoire de BPCE, lors d'une conférence téléphonique.

"Même si elle donne quelques signes de reprise dans des pays, l'activité économique dans la zone euro n'est pas encore à un niveau qui permette de dire qu'on aura une décrue significative du coût du risque", a ajouté le dirigeant, qui est aussi président de Natixis.

Natixis a également indiqué avoir entamé les travaux en vue de l'introduction en Bourse d'ici fin juin d'une partie du capital de sa filiale d'assurance-crédit Coface.

Son directeur général, Laurent Mignon, a redit que l'opération pourrait porter sur environ 50% du capital de Coface.   Suite...

 
Natixis a profité l'an dernier de sa politique de maîtrise des charges pour afficher un résultat net en hausse mais la banque n'anticipe pas pour le moment de recul significatif de ses provisions pour risque de crédit en raison de l'état de l'activité économique dans la zone euro. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen