TF1 ne voit pas encore d'éclaircie pour la publicité

mercredi 19 février 2014 16h09
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Le marché publicitaire de la télévision en France semble promis à une nouvelle année délicate après un exercice 2013 marqué par une bataille des prix sur fond de recul des investissements des annonceurs, dans laquelle M6 a tiré son épingle du jeu face à TF1, son principal concurrent.

La filiale de Bouygues, dont la chaîne vedette TF1 a cédé des parts de marché publicitaire l'an dernier, a prévenu mercredi qu'elle redoutait une nouvelle contraction du marché publicitaire cette année.

"Dans un contexte économique morose, caractérisé par l'absence de signaux de reprise et par une visibilité toujours faible, le marché net de la publicité télévisuelle pourrait s'inscrire en recul en 2014", prévient-elle dans un communiqué.

La veille, M6 avait évoqué une faible visibilité persistante sur l'évolution du marché.

Ces commentaires sont venus alimenter les interrogations des investisseurs, soucieux de l'absence de signes de redressement du marché français qui fait figure de mouton noir après une contraction estimée autour de 4% l'an dernier.

Dans une note publiée début février, les analystes de Deutsche Bank mettaient déjà en garde contre l'"anomalie" française, le seul marché européen à ne pas enregistrer d'amélioration sur les premiers mois de 2014.

TF1 "évoque une contraction du marché pour 2014 et nous anticipons des révisions à la baisse du consensus sur la croissance de marché compte tenu de cette prévision pessimiste", expliquent mercredi les analystes de Liberum dans une note.

Le titre TF1, qui avait débuté la séance en forte baisse, a toutefois nettement réduit ses pertes en milieu de journée à la suite de commentaires jugés rassurants du PDG Nonce Paolini.   Suite...

 
TF1 craint un nouveau recul du marché publicitaire de la télévision en 2014 après une année 2013 difficile marquée par un recul du chiffre d'affaires du groupe dans un contexte de marché publicitaire médiocre et de concurrence accrue. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau