La rentabilité de M6 se dégrade, les recettes pub résistent

mardi 18 février 2014 17h56
 

PARIS (Reuters) - M6 a publié mardi des résultats financiers en demi-teinte au titre de 2013 dans un contexte difficile marqué par un tassement de ses audiences et l'arrivée de nouveaux concurrents dans la télévision gratuite.

Le groupe de télévision, qui n'avait pas fourni d'objectifs pour 2013, a fait état d'un chiffre d'affaires stable à 1,38 milliard d'euros grâce à la résistance de ses recettes publicitaires dans un marché publicitaire français toujours morose dans le secteur de la télévision.

La rentabilité du concurrent de TF1, s'est en revanche dégradée, pénalisée par les investissements liés au lancement de sa nouvelle chaîne de la TNT 6Ter et par un alourdissement de ses charges fiscales.

Le résultat opérationnel a reculé de 5,6% à 206,2 millions tandis que le résultat net a chuté de 20,1% à 112,1 millions.

Le marché tablait en moyenne sur un chiffre d'affaires de 1,36 milliard, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

"Dans un marché extrêmement difficile, surtout le marché télé, nos activités poursuivies ont réalisé une meilleure année 2013 que 2012 qui est cependant masquée dans les comptes par nos investissements dans 6Ter et 6Play et par la fiscalité", a expliqué à Reuters le directeur financier Jérôme Lefébure.

M6 précise avoir versé pour 13,3 millions d'euros de taxes supplémentaires l'an dernier sous l'effet conjugué de l'augmentation du taux d'imposition sur les sociétés et de la nouvelle contribution sur les dividendes versés.

LES HAUTS SALAIRES DU FOOT PÈSENT

Le groupe a par ailleurs dû s'acquitter de 2,4 millions d'euros au titre de la taxe sur les hauts revenus qui a entre autres concerné une dizaine de joueurs du club de football des Girondins de Bordeaux, dont M6 est propriétaire.   Suite...

 
M6 a publié mardi des résultats financiers en demi-teinte au titre de 2013 dans un contexte difficile marqué par un tassement de ses audiences et l'arrivée de nouveaux concurrents dans la télévision gratuite. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer