Le PDG de Veolia de nouveau sur la sellette

vendredi 14 février 2014 17h11
 

PARIS (Reuters) - Antoine Frérot, PDG de Veolia depuis fin 2010, paraît de nouveau fragilisé à deux mois de l'échéance de son mandat, la famille Dassault, deuxième actionnaire du groupe, étant selon la presse à l'offensive pour tenter d'imposer un successeur.

Les Dassault, qui détiennent via leur holding familiale Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD) 6,3% du capital de Veolia, seraient parvenus à convaincre certains administrateurs de remplacer Antoine Frérot par David Azéma, actuel directeur général de l'Agence des participations de l'Etat (APE), écrit vendredi l'hebdomadaire Le Point sur son site internet.

Selon une source proche du dossier, le groupe Dassault jugerait les résultats d'Antoine Frérot insuffisants depuis sa nomination en décembre 2010, estimant notamment que son plan de restructuration manque d'ambition.

Le numéro un mondial du traitement de l'eau et des déchets, a mis en oeuvre ces deux dernières années un programme de désendettement et d'économies, qui passe notamment par la suppression de 1.500 postes dans la division eau en France.

"Dassault voulait beaucoup plus de licenciements", glisse-t-on de même source.

Contactés par Reuters, le groupe Dassault et l'Agence de participations de l'Etat n'ont pas réagi à ces informations.

Veolia a réalisé 6,3 milliards d'euros de cessions d'actifs en 2012-2013 dans le cadre de son plan stratégique et a divisé sa dette par deux en quatre ans, la ramenant à un niveau de l'ordre de huit à neuf milliards fin 2013.

Reste que le groupe est à la traîne du secteur en terme de performances boursières. Le titre perd toujours plus de 40% depuis décembre 2010, en dépit d'un rebond de 30% l'an dernier.

La facture est encore plus lourde pour la famille Dassault, entrée en 2008 à environ 23 euros, soit près de deux fois le cours actuel.   Suite...

 
Antoine Frérot, PDG de Veolia depuis fin 2010, paraît de nouveau fragilisé à deux mois de l'échéance de son mandat. La famille Dassault, deuxième actionnaire du groupe, est selon la presse à l'offensive pour tenter d'imposer un successeur en la personne de David Azéma, actuel directeur général de l'Agence des participations de l'Etat. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer