Le PDG de Veolia Antoine Frérot serait menacé d'être remplacé

vendredi 14 février 2014 10h27
 

PARIS (Reuters) - Le PDG de Veolia serait menacé d'être remplacé à la tête du groupe de services collectifs par David Azema, un haut fonctionnaire du ministère de l'Economie, lit-on vendredi sur le site de l'hebdomadaire Le Point.

Le groupe familial Dassault, qui détient une participation d'environ 6% dans le capital de Veolia, serait parvenu à convaincre certains administrateurs de remplacer Antoine Frérot par David Azema, actuel directeur général de l'Agence des participations de l'Etat, écrit Le Point.

Des rumeurs d'éviction d'Antoine Frérot ont déjà circulé à plusieurs reprises, son remplacement par l'ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo ayant notamment été évoqué début 2012.

"Ce n'est pas la première fois que la famille Dassault essaie de pousser M. Frérot vers la sortie (...) mais tout ce bruit n'est jamais positif car Veolia est pleinement concentré sur son nouveau plan stratégique", commente un trader.

A 10h03, le titre cède 1,2% à 11,905 euros, signant la deuxième plus forte baisse du CAC 40 derrière BNP Paribas.

Le mandat actuel d'Antoine Frérot arrive à échéance lors de la prochaine assemblée générale du groupe, qui se réunit le 24 avril prochain.

"Matignon, agacé par l'intransigeance du PDG dans l'épineux dossier du sauvetage de la compagnie de ferry SNCM, pourrait laisser faire", estime Le Point.

La compagnie maritime, détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, connaît actuellement de grandes difficultés. Antoine Frérot a refusé d'injecter des fonds supplémentaires dans la SNCM.

Le ministère de l'Economie et des Finances et Veolia ont refusé de commenter ces informations. Le groupe Dassault n'était pas disponible dans l'immédiat.   Suite...

 
Selon le site de l'hebdomadaire Le Point, le PDG de Veolia serait menacé d'être remplacé à la tête du groupe de services collectifs par David Azema, un haut fonctionnaire du ministère de l'Economie. Des rumeurs d'éviction d'Antoine Frérot, dont le mandat actuel arrive à échéance le 24 avril prochain, ont déjà circulé à plusieurs reprises. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer