RPT-Duel franco-français dans la course aux éoliennes en mer

jeudi 13 février 2014 19h45
 

Répétition: bien lire "la seule offre de GDF-Suez et Areva".

par Guillaume Frouin

NANTES (Reuters) - Les deux consortiums en lice pour les deux derniers champs d'éoliennes en mer français rivalisent d'arguments économiques et environnementaux pour emporter le soutien des acteurs locaux, deux mois avant le choix du lauréat en avril prochain.

EDF Energies Nouvelles a annoncé jeudi, en marge d'un colloque à Nantes, vouloir créer 1.500 emplois en France avec son fabricant d'éoliennes Alstom si leur consortium remporte les deux parcs au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée) et du Tréport (Seine-Maritime). Les appels d'offres ont été clos en novembre.

Ils viendraient s'ajouter aux 7.000 emplois générés par les trois premiers champs d'éoliennes de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), qui leur avaient été confiés en 2012 au terme du premier appel d'offres gouvernemental.

Un quatrième parc, au large de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), avait été attribué à Areva et à l'espagnol Iberdrola. Le champ d'éoliennes du Tréport, déjà mis en jeu à l'époque, n'avait lui pas été attribué, la seule offre de GDF-Suez et Areva n'ayant pas été jugée compétitive.

Grand perdant de ce premier appel d'offres, avec aucun parc éolien off-shore remporté, GDF-Suez est donc revenu à la charge avec Areva. Son consortium entend pour sa part créer "6.000 emplois dont 1.500 directs" en France le temps de la construction des deux parcs, puis à terme "500, dont 130 directs" à proximité de chacun des deux pour leur maintenance.

Tous deux mettent également en avant les 400.000 heures de formation générées par leur projet, ainsi que leurs accords d'ores et déjà signés avec les écoles d'ingénieurs et autres établissements universitaires des Pays de la Loire.

Leur groupement mise surtout sur sa turbine de huit mégawatts - contre six pour celle d'Alstom -, qui permettra d'implanter selon eux 30 % d'éoliennes de moins que leur concurrent, pour une production d'électricité équivalente.   Suite...

 
Les deux consortiums en lice pour les deux derniers champs d'éoliennes en mer français rivalisent d'arguments économiques et environnementaux pour emporter le soutien des acteurs locaux, deux mois avant le choix du lauréat en avril prochain. EDF Energies Nouvelles s'est associé avec Alstom et GDF-Suez avec Areva. /Photo d'archives/REUTERS/Carlos Barria