Nestlé anticipe une nouvelle année difficile en 2014

jeudi 13 février 2014 10h44
 

par Silke Koltrowitz

VEVEY, Suisse (Reuters) - Nestlé a dit jeudi prévoir un nouvel exercice difficile cette année, le numéro un mondial de l'agro-alimentaire allant encore pâtir, comme en 2013, d'une érosion des prix en Europe et d'un ralentissement de la demande dans les pays émergents.

Ces deux facteurs ont provoque l'an dernier une décélération de la croissance des ventes, revenue à 4,6% en 2013.

L'été dernier, le groupe suisse avait abaissé son objectif de croissance organique de son chiffre d'affaires, c'est à dire hors effets de change et acquisitions, à "environ 5%" pour 2013, contre une précédente estimation d'une hausse de 5% à 6%.

"Le contexte macro-économique de 2013 a été celui d'une croissance faible, minimale dans les pays développés, et en dessous des niveaux récents dans les marchés émergents", précise Nestlé, qui détient notamment les marques KitKat et Buitoni.

"L'année dernière a été une année difficile et 2014 risque de l'être également", prévient-il. "Nous nous attendons donc à ce que nos résultats en 2014 soient semblables à ceux de l'année dernière, surperformant le marché, le second semestre contribuant plus fortement, avec une croissance d'environ 5% avec une croissance d'environ 5% et une amélioration des marges."

Ces prévisions n'ont pas emballé les investisseurs, le titre Nestlé abandonnant 1,49% à 66,10 francs vers 8h50 GMT alors que l'indice regroupant les valeurs agro-alimentaires européennes reculait de 0,49%.

Le bénéfice net du groupe est revenu à 10,0 milliards de francs suisses (8,2 milliards d'euros) contre une prévision moyenne des analystes interrogés par Reuters de 10,69 milliards.

Nestlé a notamment évoqué le coût de la restructuration de son portefeuille et un effet de changes négatif.   Suite...

 
Paul Bulcke, directeur général de Nestlé. Le numéro un mondial de l'agro-alimentaire, qui devrait encore pâtir d'une érosion des prix en Europe et d'un ralentissement de la demande dans les pays émergents, anticipe une année 2014 difficile. /Photo prise le 13 février 2014/REUTERS/Denis Balibouse