Société générale veut récompenser davantage ses actionnaires

mercredi 12 février 2014 11h46
 

par Matthias Blamont et Lionel Laurent

PARIS (Reuters) - Société générale entend récompenser davantage ses actionnaires en 2014 et estime que le grand nettoyage de son bilan engagé il y a deux ans et demi lors du déclenchement de la crise de la dette dans la zone euro touche à sa fin.

La banque française proposera un dividende de un euro par action au titre de 2013, soit un taux de distribution des bénéfices de 27%, un taux qu'elle veut porter à 40% cette année. En 2012, le direction avait opté en faveur du versement d'un dividende de 0,45 euro.

Vers 9h50, l'action Société générale (+4,4% à 46,20 euros) enregistre la plus forte hausse de l'indice CAC 40 (+0,3%).

"Le point clé, c'est la montée en puissance du dividende. Je pense que c'est un facteur qui va se généraliser à l'ensemble du secteur bancaire", souligne Yohan Salleron, gérant auprès de Mandarine Gestion.

Au cours d'une interview accordée à Reuters, le PDG Frédéric Oudéa, a estimé que 95% de l'optimisation du bilan engagée par le groupe avait été menée à son terme.

"Nous avons accompli la transformation du bilan à la fin 2013. Notre modèle peut faire progresser le résultat opérationnel, faire diminuer le coût du risque et utiliser plus de capital efficacement, vous verrez une transition s'opérer, progressivement", a-t-il dit.

Le dirigeant a ajouté que Société générale était toujours en situation d'effectuer de "petites" acquisitions si des cibles correspondaient à son modèle économique.

Même si elles n'ont pas retrouvé leur rentabilité d'avant-crise, les banques veulent croire que le plus gros de la tempête financière est passé.   Suite...

 
Le PDG de Société générale, Frédéric Oudéa, lors de la présentation des résultats annuels du groupe à La Défense, en région parisienne. La banque française entend récompenser davantage ses actionnaires en 2014 et estime que le grand nettoyage de son bilan engagé il y a deux ans et demi lors du déclenchement de la crise de la dette dans la zone euro touche à sa fin. /Photo prise le 12 février 2014/REUTERS/Philippe Wojazer