12 février 2014 / 09:04 / il y a 4 ans

Société générale veut récompenser davantage ses actionnaires

Le PDG de Société générale, Frédéric Oudéa, lors de la présentation des résultats annuels du groupe à La Défense, en région parisienne. La banque française entend récompenser davantage ses actionnaires en 2014 et estime que le grand nettoyage de son bilan engagé il y a deux ans et demi lors du déclenchement de la crise de la dette dans la zone euro touche à sa fin. /Photo prise le 12 février 2014/Philippe Wojazer

par Matthias Blamont et Lionel Laurent

PARIS (Reuters) - Société générale entend récompenser davantage ses actionnaires en 2014 et estime que le grand nettoyage de son bilan engagé il y a deux ans et demi lors du déclenchement de la crise de la dette dans la zone euro touche à sa fin.

La banque française proposera un dividende de un euro par action au titre de 2013, soit un taux de distribution des bénéfices de 27%, un taux qu'elle veut porter à 40% cette année. En 2012, le direction avait opté en faveur du versement d'un dividende de 0,45 euro.

Vers 9h50, l'action Société générale (+4,4% à 46,20 euros) enregistre la plus forte hausse de l'indice CAC 40 (+0,3%).

"Le point clé, c'est la montée en puissance du dividende. Je pense que c'est un facteur qui va se généraliser à l'ensemble du secteur bancaire", souligne Yohan Salleron, gérant auprès de Mandarine Gestion.

Au cours d'une interview accordée à Reuters, le PDG Frédéric Oudéa, a estimé que 95% de l'optimisation du bilan engagée par le groupe avait été menée à son terme.

"Nous avons accompli la transformation du bilan à la fin 2013. Notre modèle peut faire progresser le résultat opérationnel, faire diminuer le coût du risque et utiliser plus de capital efficacement, vous verrez une transition s'opérer, progressivement", a-t-il dit.

Le dirigeant a ajouté que Société générale était toujours en situation d'effectuer de "petites" acquisitions si des cibles correspondaient à son modèle économique.

Même si elles n'ont pas retrouvé leur rentabilité d'avant-crise, les banques veulent croire que le plus gros de la tempête financière est passé.

Aux Etats-Unis, les six premiers établissements de crédit (Goldman Sachs, JPMorgan, Wells Fargo, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup) ont dégagé près de 76 milliards de dollars de profits l'an dernier, parfois davantage grâce aux compressions de coûts qu'à la croissance réelle de l'activité.

Les acteurs français du secteur planchent eux sur de nouvelles stratégies à trois ans. Après BPCE et Natixis en novembre, BNP Paribas dévoilera les grandes lignes d'un nouveau plan stratégique jeudi.

Société générale vise pour sa part une rentabilité des capitaux propres (ROE) de 10% à partir de fin 2015. L'établissement détaillera sa méthode pour y parvenir le 13 mai.

PERFORMANCES CONTRASTEES DANS LE "RETAIL"

Société générale a fait état mercredi d'un résultat net, de 322 millions d'euros, au quatrième trimestre alors que ses comptes s'étaient inscrits dans le rouge au cours des trois derniers mois de 2012, grevés par des provisions.

Sur l'ensemble de 2013, le bénéfice ressort à 2,18 milliards d'euros, soit près de trois fois celui enregistré l'année précédente.

Le produit net bancaire recule toutefois de 1,2% à 22,83 milliards d'euros sur l'année mais progresse sur le seul quatrième trimestre de 12,7%, à 5,78 milliards.

Le pôle rassemblant les activités de banque d'investissement, banque privée, gestion d'actifs et services aux investisseurs (GBIS) affiche une perte de 53 millions d'euros sur la période octobre-décembre, une contre-performance qui s'explique notamment par l'amende de 445,9 millions d'euros dont la banque a dû s'acquitter à la Commission européenne.

Le groupe a été condamné en décembre pour entente illicite sur le marché des produits dérivés financiers.

Si les revenus de la banque de détail en France ont augmenté de 2,2% à 2,12 milliards d'euros, ceux de la banque de détail à l'international ont diminué de 3,4% à 2,05 milliards, conséquence concrète du ralentissement économique enregistré ces derniers mois dans les pays émergents.

Matthias Blamont, Lionel Laurent, édité par Jean-Michel Bélot

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