Statu quo à la BCE, dans l'attente de plus d'informations

jeudi 6 février 2014 16h54
 

par Sakari Suoninen

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) n'a pas modifié ses taux directeurs jeudi, ce qui était prévu, tout en se disant toujours prête à agir dans la mesure où les remous des marchés émergents pourraient, à son sens, affecter la zone euro.

Les risques pour l'économie des Dix-Huit restent orientés à la baisse et l'inflation restera faible pendant une période prolongée, a dit le président Mario Draghi, après avoir décidé de maintenir le taux de refinancement à 0,25%.

"Les évolutions des conditions du marché monétaire et financier mondial et les incertitudes afférentes, surtout dans les économies des marchés émergents, peuvent en puissance affecter négativement la situation économique", a-t-il ajouté.

L'institut d'émission a malgré tout jugé jeudi qu'il était urgent d'attendre les nouvelles prévisions économiques de l'Eurosystème qui paraîtront le mois prochain.

"La raison pour laquelle nous avons décidé de ne pas agir aujourd'hui tient à la complexité de la situation... et à la nécessité d'avoir plus d'informations", a-t-il expliqué.

"Avant tout, les projections économiques de l'Eurosystème, qui sortiront début mars, comporteront pour la première fois les prévisions pour 2016 et c'est une changement significatif de notre analyse".

Si l'Eurosystème revoit à la baisse ses prévisions d'inflation - pour 2014, elle n'est que de 1,2% - la BCE pourrait se décider à agir.

L'inflation a été de 0,7% en janvier, alors que la BCE vise un taux annuel d'un peu moins de 2%. Le conseil des gouverneurs s'est réuni dans un contexte de remous des marchés émergents, lesquels risquent de se traduire par une montée de l'euro, ce qui constituerait un important facteur déflationniste de plus à prendre en compte.   Suite...

 
Le président de la BCE Mario Draghi. La Banque centrale européenne n'a pas modifié ses taux directeurs jeudi, ce qui était prévu, tout en se disant toujours prête à agir dans la mesure où les remous des marchés émergents pourraient, à son sens, affecter la zone euro. /Photo prise le 6 février 2014/REUTERS/Ralph Orlowski