Volvo supprime plus d'emplois après un résultat décevant

jeudi 6 février 2014 10h58
 

par Niklas Pollard et Johannes Hellstrom

STOCKHOLM (Reuters) - Volvo, le deuxième constructeur mondial de camions, a plus que doublé son plan de suppressions d'emplois pour le porter à 4.400 postes, après une hausse moins marquée qu'attendu de son bénéfice courant trimestriel, conséquence des fluctuations des devises et du coût du lancement de nouveaux modèles.

Le premier employeur privé de Suède a parallèlement fait état de prises de commandes supérieures aux attentes au quatrième trimestre, grâce entre autres au marché nord-américain, une nouvelle saluée par une forte hausse de son cours de Bourse.

"Les nouvelles commandes de camions sont la principale bonne surprise", a estimé la banque Handelsbanken dans une note d'analyse.

L'action Volvo gagnait 5,2% à 10h15, alors que l'indice Stoxx européen du secteur automobile prenait 1,9%.

Volvo, qui possède entre autres la marque Renault Trucks, a réalisé sur les trois derniers mois de 2013 un bénéfice d'exploitation, hors charges de restructuration, de 3,08 milliards de couronnes suédoises (348 millions d'euros), contre 2,19 milliards un an auparavant.

Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un résultat de 3,80 milliards.

Toutefois, le carnet de commandes a mieux résisté que prévu au vif ralentissement du marché européen lié à de nouvelles règles d'émissions imposées en fin d'année, la forte augmentation de l'activité en Amérique du Nord ayant plus que compensé la baisse des commandes en Europe.

Le groupe a annoncé une hausse de ses prises de commandes au quatrième trimestre de 12% sur un an, alors que les analystes financiers attendaient une baisse de 1%.   Suite...

 
Volvo, le deuxième constructeur mondial de camions, va supprimer 4.400 postes après une hausse moins marquée qu'attendu de son bénéfice courant au quatrième trimestre, conséquence des fluctuations des devises et du coût du lancement de nouveaux modèles. /Photo prise le 10 septembre 2013/REUTERS/Pawel Kopczynski