Arrêt des négociations sur le chantier du canal de Panama

mercredi 5 février 2014 12h32
 

MADRID (Reuters) - Les négociations sur de nouveaux financements pour poursuivre le chantier de l'agrandissement du canal de Panama ont été rompues, a annoncé mercredi le consortium de groupes de construction emmené par l'espagnol Sacyr.

L'Autorité du Canal de Panama (APC) est à l'origine de la rupture, a assuré le consortium Grupo Unidos por el Canal (GUPC), tout en ajoutant qu'il continuait de chercher une solution.

Le consortium - qui comprend en plus de Sacyr l'italien Salini Impregilo, le belge Jan De Nul et le panaméen Constructora Urbana - avait menacé d'arrêter les travaux si l'Autorité du canal n'assumait pas les surcoûts estimés à 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros).

Dans son communiqué de mercredi, il souligne que 10.000 emplois sont menacés si aucune solution n'est trouvée.

"Le consortium international (...) continue de rechercher une solution pour financer la réalisation du projet et l'achèvement des travaux en 2015, même si l'APC a rompu les négociations", affirme-t-il.

La nouvelle fait chuter l'action Sacyr de 6,4% à la Bourse de Madrid à 11h00 GMT tandis que Salini Impregilo décroche de 1,94% à Milan.

"Cela ressemble à un terme définitif des négociations et je ne serais pas surpris si le Panama avait déjà un plan B tout prêt", a déclaré un trader madrilène sous le couvert de l'anonymat.

"S'agissant de Sacyr, il reperd aujourd'hui ce qu'il avait gagné hier dans l'anticipation d'un accord, mais les dégâts en termes d'image sont déjà faits. Désormais, tous les contrats qu'ils décrocheront seront examinés à la loupe."

Le contrat au Panama représente environ un quart du chiffre d'affaires du groupe espagnol à l'international.   Suite...

 
Un cargo dans le canal de Panama. Les négociations sur de nouveaux financements pour poursuivre le chantier de l'agrandissement de ce canal, un des points de passage clés du commerce maritime mondial, ont été rompues. L'Autorité du Canal de Panama (APC) est à l'origine de la rupture du contrat remporté en 2007 par un consortium de groupes de construction emmené par l'espagnol Sacyr. /Photo prise le 4 février 2014/REUTERS/Carlos Jasso