Un effet fiscal dope le résultat d'UBS au 4e trimestre

mardi 4 février 2014 12h14
 

par Katharina Bart

ZURICH (Reuters) - UBS a annoncé mardi un bénéfice au titre du quatrième trimestre supérieur aux attentes, en raison à la fois d'un crédit d'impôt et d'une amélioration de la performance d'une division banque d'investissement amaigrie.

La banque suisse a également fait état d'une hausse des bonus distribués ainsi que des dividendes versés, d'autres éléments qui peuvent expliquer l'envolée du titre UBS.

Vers 11h05 GMT, il avançait de 5,62% à 18,43 francs, affichant la progression la plus marquée de l'indice Stoxx 50 et tirant vers le haut l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes (+0,37%), l'un des rares à être dans le vert.

UBS, qui a qualifié l'année 2014 de "transformationnelle", s'est montrée prudente sur ses perspectives, les turbulences en cours sur les marchés émergents ne laissant pas d'inquiéter ses clients fortunés, qui sont au cœur de sa principale activité, la banque privée.

Les mouvements de vente panique touchant les Bourses et les devises de nombre de pays émergents commencent à déborder sur les places des pays développés, comme en témoigne la chute de plus de 4% de la Bourse de Tokyo mardi.

UBS a ainsi précisé que les importantes fluctuations constatées depuis le début de l'année sont susceptibles de peser sur la collecte nette, le produit net bancaire et les marges d'intérêt au premier trimestre.

Sur les trois derniers mois de 2013, le résultat net d'UBS est ressorti à 917 millions de francs suisses (752 millions d'euros), somme qui comprend un crédit d'impôt de 470 millions.

Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé un bénéfice de 354 millions de francs. Sur le dernier trimestre de 2012, UBS avait subi une perte de 1,89 milliard de francs.   Suite...

 
UBS publie mardi un bénéfice au titre du quatrième trimestre supérieur aux attentes, en raison à la fois d'un crédit d'impôt et d'une amélioration de la performance de sa division banque d'investissement. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann