Les hedge funds réclament 1,8 milliards de dollars à Porsche

dimanche 2 février 2014 16h41
 

FRANCFORT (Reuters) - Des fonds spéculatifs, qui tentent de récupérer l'argent perdu en pariant sur une baisse de l'action Volkswagen en 2008, réclament 1,8 milliard d'euros de dommages et intérêts à Wolfgang Porsche et son cousin Ferdinand Piech.

L'information a été rendue publique en premier par Der Spiegel.

Porsche a jugé dimanche "infondé" cette dernière procédure, intentée auprès d'un tribunal de Francfort. Ferdinand Piech et Wolfgang Porsche n'étaient pas disponibles dans l'immédiat.

"Porsche SE et les membres de son conseil de surveillance se défendront avec tous les moyens légaux à leur disposition", a dit Porsche, ajoutant que la procédure de Francfort ne différait en rien d'une précédente en cours à Hanovre.

Les fonds accusent Porsche d'être à l'origine d'un "short squeeze massif" en octobre 2008 en rachetant discrètement la quasi totalité des actions ordinaires VW sur le marché dans le but de reprendre le constructeur de Wolfsburg, et ce bien qu'ayant dit que ce n'était pas son intention.

La tentative d'OPA de Porsche SE sur VW avait finalement échoué mais les fonds spéculatifs poursuivent le groupe de Stuttgart et ses responsables pour manipulation du marché présumée, ce que réfute Porsche.

Porsche SE s'était retrouvé au bord de la faillite à la suite de son OPA avortée et avait dû revendre à VW sa division de voitures de sport Porsche AG.

Piech et Porsche sont membres du clan qui détient Porsche SE et les fonds spéculatifs arguent qu'en tant que membres du conseil de surveillance ils étaient au courant des manoeuvres en cours sur VW.

Piech était président du directoire de VW avant de prendre la présidence de son conseil de surveillance.   Suite...

 
Des fonds spéculatifs, qui tentent de récupérer l'argent perdu en pariant sur une baisse de l'action Volkswagen en 2008, réclament 1,8 milliard d'euros de dommages et intérêts à Wolfgang Porsche et son cousin Ferdinand Piech. /Photo prise le 14 janvier 2014/REUTERS/François Lenoir