Morgan Stanley accélère la réduction des actifs à risque

vendredi 17 janvier 2014 17h25
 

par Lauren Tara LaCapra et Tanya Agrawal

(Reuters) - Morgan Stanley a avancé d'un an l'échéance prévue de son plan de réduction de ses actifs à risque, une stratégie censée contribuer à l'augmentation de son retour sur fond propres, toujours inférieur à celui de ses principaux concurrents.

La banque, qui a fait état vendredi une forte baisse de son bénéfice trimestriel due à d'importantes charges juridiques, affiche pour 2013 un rendement des fonds propres de 6% seulement, loin de celui de 11% généré par Goldman Sachs.

Sur les trois derniers mois de l'année, son bénéfice net des activités poursuivies a reculé à 192 millions de dollars, soit sept cents par action, contre 661 millions de dollars, soit 33 cents par titre, un an auparavant.

En excluant les éléments exceptionnels, qui incluent 1,2 milliard de frais juridiques, la banque a dégagé un bénéfice de 50 cents par titre, surpassant le consensus Thomson Reuters I/B/E/S qui anticipait 45 cents.

L'action Morgan Stanley, qui a gagné 56% en 2013, progressait de 4,3% en début de séance, à 33,38 dollars.

Alors que la banque prévoyait jusqu'à présent de ramener ses actifs à risque sous 200 milliards de dollars d'ici 2016, elle entend maintenant atteindre ce seuil dès 2015.

Ce processus passe principalement par un désengagement des activités de taux fixes, devenues trop gourmandes en capitaux avec le durcissement de la réglementation prudentielle.

Les recettes tirées des activité de gestion de fortune, de plus en plus importantes pour une banque qui prend peu à peu ses distances avec les activités de trading, plus risquées, ont augmenté de 12,2% sur un an à 3,73 milliards de dollars, soit 47,6% du produit net bancaire total.   Suite...

 
Morgan Stanley présente au titre du quatrième trimestre un bénéfice en forte baisse, ses activités de titres pour clients institutionnels accusant une perte avant impôt de 1,1 milliard de dollars. /Photo prise le 24 septembre 2013/REUTERS/Mike Blake