Année mitigée en vue pour le marché obligataire aux Etats-Unis

lundi 6 janvier 2014 13h12
 

par Richard Leong

NEW YORK (Reuters) - Les fonds lourdement investis en obligations américaines ont perdu au change en 2013, et le début de retrait du programme d'assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale les expose au risque d'une nouvelle performance négative cette année - ce qui serait une première en 40 ans.

Les gérants des grands fonds américains se veulent toutefois optimistes. Le plus gros de l'ajustement, disent-ils, est déjà réalisé même si les taux de rendement devraient monter encore un peu en 2014 à mesure que la Fed limitera ses rachats d'actifs.

Certains analystes craignent depuis longtemps une hausse durable des rendements après près de 30 ans de décrue. Mais le consensus réalisé auprès des gérants voit le taux des emprunts de référence à 10 ans culminer à 3,5% cette année, contre 3% actuellement, et se maintenir dans des marges étroites.

A titre de comparaison, le taux du 10 ans a augmenté de 125 points de base en 2013.

"Nous n'attendons pas de nouveau mouvement vendeur agressif. Je pense que même avec le 'tapering' de la Fed, la politique monétaire restera largement accommodante en 2014", déclare Jennifer Vail, responsable de la recherche obligataire chez U.S. Bank Wealth Management à Portland, dans l'Oregon.

Une nouvelle envolée des taux ne ferait pas les affaires des fonds obligataires, au premier rang desquels le Pimco Total Return Fund, géré par Bill Gross, qui a accusé en 2013 sa première perte depuis 1999 avec un retour négatif de 1,9% et des sorties de 41,1 milliards de dollars qui ont ramené son encours à 237 milliards.

LES PARTICULIERS RESTENT À DISTANCE

Mais si la hausse des rendements est modérée et ordonnée, Bill Gross et les autres investisseurs encore positifs sur les Treasuries auront le temps d'ajuster leurs portefeuilles pour parier sur d'autres compartiments du marché.   Suite...

 
Les fonds lourdement investis en obligations américaines ont perdu au change en 2013, et le début de retrait du programme d'assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale les expose au risque d'une nouvelle performance négative cette année - ce qui serait une première en 40 ans. /Photo d'archives/REUTERS/Issei Kato