L'AG de Monte Paschi reporte l'augmentation de capital

samedi 28 décembre 2013 19h25
 

par Silvia Aloisi

SIENNE, Italie (Reuters) - La banque italienne en difficulté Monte dei Paschi di Siena a été contrainte samedi de reporter une augmentation de capital de trois milliards d'euros censée lui éviter une nationalisation mais qui se heurte à l'opposition d'une partie de ses actionnaires.

La plus vieille banque du monde doit lever des capitaux frais pour rembourser l'aide de 4,1 milliards d'euros reçue de l'Etat italien au début de l'année, alors que la crise de la zone euro et de lourdes pertes sur le marché des produits dérivés menaçaient sa solvabilité.

Le groupe, numéro trois du secteur bancaire italien, a vu sa capitalisation boursière fondre au fil des mois, au point que celle-ci est désormais inférieure au montant de l'augmentation de capital projetée.

Sa direction, conduite par le président Alessandro Profumo et l'administrateur délégué Fabrizio Viola, voulait lancer l'appel au marché dès janvier mais l'assemblée générale réunie samedi a rejeté ce calendrier.

Le premier actionnaire de la banque, une fondation à but non lucratif étroitement liée aux milieux politiques de Toscane et qui détient 33,5% du capital, souhaite en effet disposer de plusieurs mois pour tenter de vendre sa participation.

Des sources proches du dossier ont rapporté qu'Alessandro Profumo pourrait démissionner après ce revers cuisant.

Banquier d'expérience et très respecté dans le secteur, le président de Monte Paschi avait obtenu d'un pool de banques l'engagement de garantir l'augmentation de capital, mais uniquement à condition que celle-ci soit lancée avant la fin janvier.

Il a expliqué samedi qu'un report de l'opération la rendrait plus difficile car elle risquerait de coïncider avec d'autres appels au marché susceptible d'être lancés par des banques italiennes et européennes après l'examen des bilans des principales institutions financières de la zone euro.   Suite...

 
La banque italienne en difficulté Monte dei Paschi di Siena a été contrainte samedi de reporter une augmentation de capital de trois milliards d'euros censée lui éviter une nationalisation mais qui se heurte à l'opposition d'une partie de ses actionnaires. /Photo prise le 25 janvier 2013/REUTERS/Stefano Rellandini