La Chine ouvre peu à peu le marché des jets privés

vendredi 27 décembre 2013 08h13
 

par Fang Yan et Matthew Miller

PEKIN (Reuters) - Jusqu'à présent limité par une réglementation très stricte, le marché chinois des jets privés pourrait bien profiter de l'ouverture progressive du ciel à ces avions, appelés à devenir un nouveau signe extérieur de richesse, comme les Ferrari ou les Rolls-Royce ces dernières années.

L'autorité chinoise de l'aviation civile a en effet annoncé le mois dernier une simplification des procédures d'autorisation de vol pour les avions privés et elle a assoupli les conditions d'obtention d'une licence de pilote privé.

Surtout, la mise en oeuvre des nouvelles règles instituées en 2010 par le Conseil d'Etat et la Commission militaire centrale va progressivement augmenter d'ici 2020 l'altitude à laquelle pourront voler les jets privés.

Pour des constructeurs comme Cessna, Gulfstream, Dassault Aviation et Bombardier, ces changements pourraient constituer l'opportunité qu'ils attendent depuis près de dix ans pour se développer sur le marché aéronautique le plus dynamique du monde.

"Cela officialise publiquement le fait que la Chine reconnaît désormais l'usage des avions d'affaires et de l'aviation générale, comme tous les autres pays du monde", a déclaré à Reuters Roger Sperry, vice-président senior de Gulfstream, chargé des ventes à l'international.

L'"aviation générale" regroupe tous les vols qui ne sont pas opérés par une compagnie aérienne, une compagnie charter ou une armée.

Elle représente environ 228.000 avions rien qu'aux Etats-Unis selon Craig Spence, secrétaire générale de l'International Council of Aircraft Owner and Pilot Associations, contre 1.610 seulement à ce jour en Chine selon les derniers chiffres de l'Association chinoise de l'aviation générale.

Sur le marché chinois, "nous avons réalisé quelques ventes en 2006, 2007 et 2008, mais en nombre très limité", note Jean-Michel Jacob, vice-président senior de Dassault-Falcon chargé des ventes à l'international.   Suite...

 
Un Gulfstream 200 sur l'aéroport californien de Santa Monica. Jusqu'à présent limité par une réglementation très stricte, le marché chinois des jets privés pourrait bien profiter de l'ouverture progressive du ciel à ces avions, appelés à devenir un nouveau signe extérieur de richesse, comme les Ferrari ou les Rolls-Royce ces dernières années. /Photo d'archives/REUTERS/Lucy Nicholson