Le champagne voit son salut dans le grand export

mardi 24 décembre 2013 12h08
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Les ventes de champagne, plombées par une conjoncture toujours déprimée en Europe, devraient reculer en volume et accuser une deuxième année consécutive de baisse en 2013, tandis que la profession espère stabiliser son chiffre d'affaires grâce au "grand export".

Après un recul de 4,4% l'an dernier, les expéditions sont attendues en baisse de 3% à 4%, aux environs de 300 millions de bouteilles, selon plusieurs sources industrielles interrogées par Reuters.

"Depuis deux ans, la situation est difficile en Europe et particulièrement en France, tandis qu'elle reste bien orientée hors d'Europe", souligne Etienne Auriau, directeur financier de Laurent Perrier, troisième exportateur de champagne dans le monde derrière Moët & Chandon et Veuve Clicquot, deux marques du groupe LVMH.

Il n'est pas certain selon lui, que la hausse du prix de vente moyen puisse compenser la baisse des volumes. Le marché pourrait donc être "stable ou en légère baisse", en valeur, par rapport aux 4,39 milliards réalisés en 2012.

Du côté des vignerons, on dit espérer que la barre symbolique des 300 millions de bouteilles ne sera pas enfoncée.

Très ébranlée par la crise de 2008, la Champagne a connu des années positives depuis lors, sans jamais retrouver les niveaux records atteints en 2007, où 339 millions de bouteilles avaient été écoulées, pour un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros.

Pour 2014, Jean-Marie Barillère, président de l'Union des maison de champagne, regroupant les grandes marques exportatrices, se dit "toujours pessimiste pour l'Europe occidentale et optimiste pour les marchés lointains".

"Nous pilotons un métier de long terme, avec des stocks de trois ans et demi et une visibilité toujours aussi faible", ajoute-t-il.   Suite...

 
Les ventes de champagne, plombées par une conjoncture toujours déprimée en Europe, devraient reculer en volume et accuser une deuxième année consécutive de baisse en 2013, tandis que la profession espère stabiliser son chiffre d'affaires grâce au "grand export". /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard