La reprise encore insuffisante pour une baisse du chômage

jeudi 19 décembre 2013 22h17
 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - L'économie française paraît bien condamnée à une reprise poussive en 2014, insuffisante pour provoquer une inversion de la courbe du chômage qui se stabiliserait à 11,0% de la population active au premier semestre, prédit l'Insee.

L'institut pense que le redémarrage de l'investissement des entreprises, sur lequel le gouvernement tablait pour faire baisser le chômage dès fin 2013, sera limité à un accompagnement de la croissance et ne saurait être le moteur de celle-ci.

Dans sa dernière note de conjoncture publiée jeudi, l'Insee table sur des progressions du produit intérieur brut de 0,2% au premier et au deuxième trimestres de l'an prochain, un rythme inférieur de moitié à celui de la fin 2013.

Car il confirme dans le même temps sa prévision de hausse de 0,4% du PIB pour le trimestre en cours, après la baisse de 0,1% enregistrée sur juillet-septembre, ce qui permettrait d'enregistrer sur l'ensemble de 2013 une croissance moyenne de 0,2% après la stagnation de 2012.

Les comparaisons du PIB en glissement sur 12 mois - +0,7% attendu fin 2013 contre -0,3% fin 2012 - témoignent du retournement de tendance intervenu cette année.

A partir de là, au 30 juin prochain, qui constitue l'horizon de prévision de l'Insee, l'acquis de croissance pour l'ensemble de 2014 s'élèverait à 0,7%.

A ce niveau, une stabilisation à 0,2% du rythme de croissance trimestrielle sur les six derniers mois de l'année suffirait à valider le scénario de hausse de 0,9% du PIB retenu par le gouvernement dans sa loi de finances, a indiqué Cédric Audenis, responsable du département conjoncture de l'Insee.

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Selon l'Insée, l'économie française paraît bien condamnée à une reprise poussive en 2014, insuffisante pour provoquer une inversion de la courbe du chômage qui se stabiliserait à 11,0% de la population active au premier semestre. L'institut table sur des progressions du PIB de 0,2% au premier et au deuxième trimestres de l'an prochain, un rythme inférieur de moitié à celui de la fin 2013. /Photo prise le 4 mars 2013/REUTERS/Philippe Wojazer