Le marché du parfum en baisse de 1,5% à fin novembre

jeudi 19 décembre 2013 09h27
 

PARIS (Reuters) - Le marché du parfum, plombé par un environnement économique qui reste difficile, accuse un recul de 1,5% en valeur en France sur les onze premiers mois de l'année, selon les estimations de l'institut NPD.

Cette baisse pourrait cependant être corrigée par les ventes de décembre, cruciales pour l'industrie de la beauté qui réalise environ 20% de ses ventes annuelles lors des fêtes de fin d'année.

"En 2012, la dernière semaine de l'année avait concentré à elle seule 4% des ventes et avait permis de regagner deux points de croissance sur les ventes annuelles", souligne Mathilde Lion, expert beauté chez NPD Group.

Si le recul était cependant confirmé, il s'agirait de la deuxième année consécutive de baisse pour un secteur qui souffre d'une conjoncture dégradée et qui croule sous une avalanche de lancements, estimés à plus de 200 par an selon les professionnels.

Très prisés pour les cadeaux de Noël, les coffrets restent clé et les chiffres arrêtés à fin novembre accusent une baisse des ventes de coffrets féminins (-5,6%), tandis que les masculins se maintiennent (+1%), précise NPD.

J'Adore de Dior (groupe LVMH) reste le parfum féminin le plus vendu en France, tandis que La Petite Robe Noire, dernier-né de Guerlain (LVMH également), s'est hissée, selon le parfumeur, à la deuxième place du podium devant Chanel N°5.

Du côté des parfums masculins, Le Male (Jean-Paul Gaultier) ou Eau Sauvage (Christian Dior) restent très prisés.

"On attend aussi beaucoup du dernier lancement de Paco Rabanne (Puig), Invictus, introduit sur le marché des parfums masculins en juillet et qui a battu des records de ventes", souligne NPD.

Le marché français du parfum totalisait 1,8 milliard d'euros en 2012.

Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez

 
Le marché du parfum, plombé par un environnement économique qui reste difficile, accuse un recul de 1,5% en valeur en France sur les onze premiers mois de l'année, selon les estimations de l'institut NPD. /Photo d'archives/REUTERS/Bobby Yip