PSA a les coudées plus franches pour s'internationaliser

vendredi 13 décembre 2013 19h24
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - La sortie brutale de General Motors du capital de PSA Peugeot Citroën sonne le glas de la grande alliance globale envisagée en 2012 par les deux constructeurs automobiles, mais permet au groupe français d'avoir les coudées franches pour forger avec le chinois Dongfeng une union qui favorisera son déploiement à l'international.

L'action PSA chute pour la deuxième journée consécutive vendredi à la Bourse de Paris, le marché réagissant à la sortie de GM du tour de table et à la perspective d'une augmentation de capital.

Mais la vente par l'américain des 7% qu'il détenait dans le capital de PSA clarifie la structure capitalistique du groupe français à un moment où celui-ci s'apprête à tourner, comme GM d'ailleurs, une page de son histoire.

L'épisode montre à quel point les cartes sont en train d'être rebattues en cette fin d'année dans le secteur automobile. General Motors débutera 2014 avec une équipe de direction renouvelée sous la houlette de Mary Barra et une nouvelle stratégie internationale, incarnée notamment par l'arrêt prochain de la marque Chevrolet en Europe et de la production du groupe en Australie.

Du côté de PSA, l'ancien numéro deux de Renault, Carlos Tavares, arrivera en janvier et prendra courant 2014 les rênes d'une entreprise dont les alliances et les priorités auront été simplifiées, une condition importante s'il veut reproduire avec Dongfeng ce que Renault a réussi avec le japonais Nissan.

"Cette décision de GM n'est peut-être pas si mauvaise dans la mesure où elle simplifie l'actionnariat et pourrait faciliter le partenariat avec Dongfeng", résume dans une note Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC.

TOUR DE TABLE ET PRIORITÉS RESSERRÉS

PSA conserve de son alliance avec General Motors une coentreprise dans les achats et la logistique ainsi que trois programmes communs de véhicules en Europe.   Suite...

 
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