Le travail des régulateurs financiers n'est pas fini, dit Dombret

jeudi 12 décembre 2013 22h58
 

par Paul Taylor

PARIS (Reuters) - Le "shadow banking", les géants de l'assurance et les dérivés de gré à gré sont les plus grands défis auxquels les régulateurs financiers doivent encore répondre, a déclaré Andreas Dombret, membre du directoire de la Bundesbank, dans un entretien à Reuters.

Depuis la chute de Lehman Brothers en 2008, les régulateurs ont accompli d'importants progrès, en adoptant des règles plus strictes sur le capital des banques pour les rendre plus sûres, mais plusieurs secteurs ne sont pas encore suffisamment régulés, a-t-il ajouté.

"Là où nous avons encore le plus de travail à faire, c'est de régler le problème du 'too-big-to-fail'", estime Andreas Dombret. "Beaucoup a été fait sur les principes mais nous restons en deçà sur la mise en oeuvre."

"Cinq ans après Lehman, nous ne pouvons pas être complètement satisfaits de ce que nous avons accompli. Ce qui manque, c'est avant tout la mise en oeuvre des nouvelles règles de résolution (de défaillance) des banques systémiques transfrontalières."

Andreas Dombret, chargé de la stabilité financière au directoire de la Bundesbank, ajoute que les régulateurs ont à peine commencé à s'attaquer à la question des assureurs, dont certains, de par leur taille, présentent des risques systémiques.

L'objectif est d'éviter une nouvelle crise du type de celle qui a contraint l'administration américaine à voler au secours du géant AIG en 2008.

"Nous avons réglé beaucoup de problèmes pour les banques, mais moins pour les assureurs, moins pour les chambres de compensation", ajoute Andreas Dombret. "Nous concentrons beaucoup de risques dans les chambres de compensation."

La régulation du "secteur du 'shadow banking' est encore en chantier, même si quelques progrès sont visibles", dit-il.   Suite...

 
Andreas Dombret, membre du directoire de la Bundesbank, estime que le "shadow banking", les géants de l'assurance et les dérivés de gré à gré sont les plus grands défis auxquels les régulateurs financiers doivent encore répondre. /Photo d'archives/REUTERS/Lisi Niesner