PSA officialise qu'il parle à Dongfeng, avec l'aval de GM

jeudi 12 décembre 2013 16h05
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a confirmé jeudi étudier une augmentation de capital et une alliance avec Dongfeng, avec le feu vert de son allié General Motors, et a annoncé 1,1 milliard d'euros de dépréciations d'actifs.

Les comptes 2013 du constructeur automobile français seront plombés par l'euro fort et la dégradation des ventes en Russie et en Amérique latine, nouvelle preuve de la nécessité d'accélérer les économies d'échelle et l'internationalisation de ses ventes grâce à d'autres partenaires.

PSA a ainsi franchi le pas et officialisé qu'il étudie une augmentation de capital et de nouveaux projets de développement avec des partenaires, dont le chinois Dongfeng Motor.

L'américain GM, actionnaire à 7% depuis l'alliance conclue en 2012, ne s'opposera pas à l'entrée au capital d'un nouveau partenaire, a précisé PSA.

Une source au fait du dossier avait indiqué mercredi à Reuters que le conseil de surveillance de PSA avait accepté d'engager des discussions finales sur un projet qui verrait le chinois et l'Etat français prendre des participations majoritaires dans le groupe.

Selon cette source, Dongfeng a proposé un prix indicatif de 6,85 euros par action, soit une décote d'environ 40% par rapport au cours de clôture mercredi.

"Un prix de 7 euros ou moins est hors de propos car bien trop faible", a dit une source proche de la famille Peugeot, en précisant qu'aucun prix plancher n'avait pour autant été fixé.

Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, a déclaré de son côté à des journalistes que le gouvernement français était favorable à ce que PSA "puisse nouer les partenariats stratégiques qui lui permettront de trouver tout l'essor qu'il mérite et aussi trouver les partenaires financiers qui appuieront solidement ce développement".   Suite...

 
PSA a confirmé étudier une augmentation de capital et une alliance avec Dongfeng, avec le feu vert de son allié General Motors, annonçant parallèlement 1,1 milliard d'euros de dépréciations d'actifs, du fait de l'euro fort et d'une dégradation des ventes en Russie et en Amérique latine. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler