Wall Street en baisse pour la 5e séance d'affilée

jeudi 5 décembre 2013 22h27
 

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse pour la cinquième séance consécutive jeudi dans un marché toujours dans le brouillard quant au moment que choisira la Réserve fédérale pour commencer à réduire ses mesures de soutien à l'économie.

La croissance plus forte que prévu annoncée pour le troisième trimestre n'a pas apporté d'éléments de réponse aux investisseurs qui attendent maintenant les chiffres de l'emploi de novembre, publiés vendredi, pour se faire une idée plus précis de l'évolution de la politique monétaire.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles et le Standard & Poor's 500 ont tous les deux cédé 0,43%, le premier lâchant 68,26 points à 15.821,51 points et le second 7,78 points, à 1.785,03 points.

Il faut remonter à septembre pour voir le S&P-500 aligner une série de cinq baisses consécutives, mais l'indice de référence des gérants américains n'en conserve pas moins un gain de 25% depuis le début de l'année.

La croissance du produit intérieur brut au troisième trimestre a été révisée en forte hausse à +3,6% en rythme annualisé, du jamais vu depuis le premier trimestre 2012, mais ce bon chiffre est en trompe-l'oeil puisque dû surtout à un mouvement d'accumulation des stocks par les entreprises. La demande sous-jacente est en revanche restée faible, ce qui plaide pour le maintien par la Fed de sa politique de soutien.

"En surface ça a l'air très bien mais si on creuse un peu, ce n'est pas aussi bon que cela", commente Fred Dickson, stratège chez D.A. Davidson & Co. à Lake Oswego (Oregon).

Un des responsables de la Fed, Dennis Lockhart, a minimisé la statistique en affirmant que les chiffres d'un trimestre "ne faisaient pas une tendance" et en notant que les estimations restent prudentes pour les trois derniers mois de l'année.

"On ne peut pas encore parler de percée en termes de croissance", a dit le président de la Fed d'Atlanta devant un parterre de banquiers et d'hommes d'affaires.

La plupart des économistes pensent que la banque centrale attendra le mois de mars pour commencer à diminuer ses rachats d'obligations du Trésor et de titres hypothécaires, qu'elle effectue actuellement au rythme de 85 milliards de dollars par mois, mais le "tapering" pourrait débuter plus tôt si les chiffres de vendredi montrent un marché du travail vigoureux.   Suite...

 
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